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24 / 05 / 2022 | 168 vues
Fo Atos / Membre
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Les élus du CSE-C de l’UES Atos France lancent une procédure d’alerte économique

Les élus du Comité Social et Economique Central (CSE C) de l’UES Atos France lancent une procédure d’alerte économique.


Atos, groupe informatique de 110 000 salariés dans le monde dont 10 000 en France traverse une situation préoccupante. L’annonce des résultats de l’année 2021 et du premier trimestre 2022 inquiète fortement les représentants du personnel. Malgré les annonces de confirmation des objectifs 2022 par la direction, les élus du CSE Central redoutent un risque pour l’emploi dans le groupe et notamment au sein des sociétés françaises.
 

Dans le cadre de l’alerte économique, les élus représentant les salariés français ont interrogé la direction au travers de multiples questions sur les sujets suivants :
 

  • Bilan de situation économique et financière du groupe
  • Bilan des stratégies et acquisitions récentes
  • Investissements en recherche et développement, moyens techniques
  • Maintien de l’emploi et développement des moyens humains en France
     

Le CSE Central n’a pas obtenu les informations nécessaires pour comprendre la situation du groupe. 
 

Les communiqués du groupe depuis plus d’un an, les revirements de stratégie, de direction et d’organisation conduisent les élus à alerter sur les risques d’affaiblissement, voire de démantèlement du groupe. Un tel plan serait une catastrophe pour les salariés Atos, compétents de ce secteur en tension, et priverait la France et l’Europe d’activités stratégiques essentielles pour leur indépendance numérique.
 

Aujourd’hui, un certain nombre de salariés sont inquiets pour leur emploi et leur avenir au sein du groupe. Les élus restent convaincus qu’au travers de ses salariés, le groupe Atos dispose des atouts et des compétences nécessaires pour rester un leader du numérique et de la cybersécurité en France, en Europe et dans le monde.
 

L'amélioration de la situation du groupe nécessite un investissement fort dans ses salariés et non pas la cession d'activités supposées non stratégiques. Une véritable politique industrielle pour le groupe, à l’opposé de la politique financière mise en place sous l’ère de Thierry Breton, est attendue par les parties prenantes en général et les salariés plus particulièrement.
 

Le cabinet de conseil McKinsey a réalisé un audit du groupe, sans qu’aucune de ses conclusions n’aient été communiqués aux élus.


Les élus du CSE Central en appellent aujourd’hui au conseil d’administration, son président M. Bertrand Meunier et tous ses membres, notamment M. Edouard Philippe, pour garantir la pérennité du groupe Atos et plus particulièrement en France.
 

L’ensemble des Organisations Syndicales du Groupe Atos se joignent à ce communiqué du CSE Central.

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