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04 / 01 / 2018 | 13 vues
Jacky Lesueur / Abonné
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« Notre développement passe par de nouveaux accords de partenariats » - Christian Schmidt de La Brélie, Klesia

Christian Schmidt de La Brélie, directeur général de Klesia (groupe de protection sociale), a bien voulu répondre aux questions de Miroir Social et préciser sa vision des choses dans le contexte actuel.

Groupe paritaire de protection sociale, Klesia a-t-il pour vocation de se développer via les mutuelles ?
Klesia a 5 ans d’existence et dès son origine, sa vocation était de se développer en s’appuyant sur les institutions paritaires bien sûr mais aussi sur les mutuelles. Klesia Mut’, dont la création a été approuvée par l’ACPR en fin d’année, résulte de la fusion des mutuelles UMC et Klesia Saint-Germain. Or, elle réalise près de 330 millions d’euros de chiffre d’affaires et protège 637 000 personnes. C’est aujourd’hui la mutuelle de référence de l’union de groupe mutualiste (UGM), Klesia Mutualité. L’UGM regroupe aussi la mutuelle civile de la Défense (MCDéf), référencée par le Ministère des armées, pour couvrir son personnel civil et militaire en santé et prévoyance, à partir de janvier 2018 et pendant une période de 7 ans. Enfin, la mutelle Carcept Prev (dédiée au transport) et la FMP (union de mutuelles co-fondatrice de Klesia) sont membres de cet ensemble totalisant près de 500 millions de cotisations et 1 million de personnes protégées. Le groupe, acteur de poids au sein de la Mutualité Française, siège d’ailleurs au bureau du conseil d’administration de la FNMF. Les oppositions dogmatiques entre les différentes familles d’organismes assureurs n’existent plus, pas plus que le combat entre mutualistes et syndicalistes. Aujourd’hui, 30 % des mutuelles membres de la FNMF font partie d’un groupe de protection sociale et de nombreux syndicalistes, salariés ou employeurs sont par ailleurs délégués mutualistes à titre personnel.
 
Quel type d’offres proposent les entités du pôle mutualiste de Klesia ?
La vocation de notre pôle mutualiste est de développer l’offre complémentaire de santé individuelle autour des 5 secteurs stratégiques du groupe. Ce sont les entreprises du transport, du tourisme et commerces de proximité, les métiers de la santé, du conseil et services et la Défense. Pour s’adapter aux mutations radicales du marché, Klesia a en effet accéléré son développement en 2017 sur ces secteurs et poursuivra dans cette voie dans les prochaines années. Car notre objectif est de rester maîtres de notre destin et continuer d'exercer notre métier d’assureur d’intérêt général.

De quelle façon comptez-vous assurer votre développement ?
En renforçant la proximité avec nos clients et en créant les conditions favorables à l’exercice de notre métier d’assureur d’intérêt général. C’est le sens de la nouvelle organisation de Klesia, présentée aux instances représentatives du personnel courant décembre. C’est une étape indispensable pour assurer notre pérennité car elle nous permettra d’être plus agiles, plus performants et encore plus solides. De nouveaux défis nous attendent en effet dans les mois à venir, que ce soit sur le plan de la retraite avec la fusion des régimes AGIRC-ARRCO en janvier 2019 ou en assurances de personnes, avec la forte concentration des acteurs historiques et l’arrivée de nouveaux intervenants. Le groupe a déjà bien avancé sur son plan de transformation 2016-2018 mais il doit persévérer. Notre développement, déjà très positif en 2016 et 2017 (malgré la fin des clauses de désignation) passe par de nouveaux accords de partenariats. Klesia doit évoluer pour s’imposer, pas uniquement au cinquième rang des groupes de protection sociale en prévoyance et santé, mais par rapport à nos autres concurrents pour figurer dans le top 10 des organismes d’assurance dans ce domaine à horizon 2021.

Pour quelles raisons Klesia n’a-t-il pas souhaité répondre à l’appel d’offres visant à recommander l’organisme de santé et prévoyance des salariés des officines de pharmacies alors que vous étiez auparavant désignés ?
La recommandation ne permet plus aux représentants de la branche d’être parties prenantes dans a gouvernance de l’organisme assureur, c’est-à-dire associés à la stratégie. C’est contraire au fonctionnement de nos institutions de prévoyance. L’organisme assureur se voit imposer les prix et les couvertures sans pouvoir exclure certains risques. Techniquement, cela entraîne un risque d’antisélection qui compromet la mutualisation. Nous avons donc fait le choix de la labellisation. Cela nous permet de proposer à la branche une solution alternative en créant une commission professionnelle de la pharmacie gérée par les partenaires sociaux qui fonctionne pour protéger près de 85 % des salariés du secteur.
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