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15 / 04 / 2026 | 25 vues
Christine Simon / Abonné
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NAO: Aucun accord salarial à La poste

Pour la deuxième année consécutive, notre fédération a refusé de s’engager dans la signature de ces négociations salariales.

 

Aujourd'hui, nous constatons :
 

- un 13ème mois encore absent des débats

- une revalorisation générale et substantielle des salaires insuffisante

- des classes I et II avec 0.7 % de revalorisation, inférieure à l’inflation, réduisant fortement le « reste à vivre »

- une trop faible augmentation générale et individuelle pour la classe III

- pas d’augmentation générale pour les Groupes A et B et une trop faible augmentation individuelle.

Un nombre important de cadres supérieurs ne vont bénéficier d’aucune augmentation malgré leur investissement, et cela pour la deuxième année consécutive. Cette situation est tout simplement inacceptable dans un Groupe tel que La Poste

- une augmentation dérisoire de 1 % pour les salariés des DROM, alors même que le coût de la vie y est objectivement plus élevé ; une mesure qui ne constitue ni une réponse équitable ni une attitude responsable

- une absence de revalorisation du complément géographique ainsi que de la prime frontalière

- un refus de refonte des grilles et de l’allongement de la durée de celles-ci au-delà de 28 ans

- pas d’ouverture de négociations pour travailler la réévaluation des grilles de salaires (tassement des grilles).

 

Face à ces décisions inacceptables, l'ensemble des organisations syndicales  a refusé de signer l’accord NAO 2026.

 

Nous regrettons la tenue de réunions salariales qui n’ont eu de négociations que le nom .

Nous continuerons  de porter avec détermination les revendications des postiers en matière de pouvoir d’achat et de rémunération. 

 

Par ailleurs.....Prime de partage de la valeur : refus de La Poste !!!

 

Notre organisation syndicale  a écrit à la PDG du Groupe le 25 mars pour demander l’instauration d’une prime de partage de la valeur à tous les postières et postiers.

 

La réponse de La Poste à notre demande est désormais claire : l’entreprise a opposé un refus. Cette décision apparaît en décalage avec la réalité vécue par les agents, dans un contexte marqué par une instabilité géopolitique persistante, l’inflation durable, la hausse des coûts de l’énergie et les tensions internationales.

 

Sur le terrain, les difficultés s’intensifient. Les agents subissent de plein fouet la dégradation du pouvoir d’achat : augmentation des dépenses contraintes, stagnation des rémunérations et conditions de travail sous pression. Pour beaucoup, notamment les plus modestes, cette situation devient de plus en plus difficilement soutenable au quotidien.

 

Le refus de La Poste d’instaurer une prime de partage de la valeur accentue ces fragilités. Sans action de l’entreprise, les impacts financiers pour les agents seront significatifs : perte continue de pouvoir d’achat, recours accru à l’endettement et fragilisation durable des équilibres personnels. Au-delà des aspects financiers, c’est aussi un sentiment de manque de reconnaissance qui persiste.

 

Dans ce contexte, cette décision soulève une forte incompréhension et renforce le décalage entre les attentes des agents et les choix de l’entreprise. Plus que jamais, la situation exige une prise de conscience et des mesures concrètes. Il y a aujourd’hui une véritable urgence sociale.

 

Lire le courrier de réponse de Mme Debon, PDG du Groupe La Poste

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