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11 / 01 / 2022 | 125 vues
syndicat CAT-ADREXO / Membre
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Les salariés d’Adrexo renouvellent leurs inquiétudes et demandent à leurs futurs nouveaux patrons de les rencontrer

La société Colis privé (filiale d’Adrexo, intégrée au groupe Hopps) doit prochainement faire l’objet d’une opération de valorisation boursière avec DeeTech. Le CSE d’Adrexo a sollicité une expertise dans le cadre d’un droit d’alerte économique et devrait en avoir le résultat avant la fin de ce mois. Pourtant, l’actionnaire du groupe Hopps provoque des CSE extraordinaires à répétition pour tenter d’extorquer un vote avant la restitution du rapport.


En cause, le montage financier entre Colis privé et Adrexo qui pose question, cette dernière entreprise étant sous-traitante pour la livraison de colis. La plus importante de ces questions est de savoir comment l’Adrexo d’aujourd’hui (qui n’est pas rentable) le deviendrait demain, après l’opération boursière. L’apport de trésorerie est indubitablement un moyen de survie à court terme mais nous savons que nos actionnaires ont régulièrement eu des apports par le biais d’emprunts sans pour autant réussir à rendre Adrexo rentable, bien au contraire. 


On ne peut également que constater que Colis privé a fait un bénéfice minime fin 2021. Si le prix réel était payé, ce bénéfice se transformerait probablement en pertes. On peut logiquement en déduire qu’une disparition d’Adrexo ne permettrait plus cet artifice et que Colis privé, devrait utiliser d’autres prestataires, rémunérés cette fois à un prix « normal ». Payer ce prix mettrait donc probablement Colis privé en situation de difficulté également.


Si l'on ajoute le fait que les chauffeurs d’Adrexo sont payés moins cher que leurs collègues des concurrents et qu’ils ne perçoivent pas de primes puisqu’ils ne sont pas assujettis à la convention collective des transports, Colis privé cumulerait une nouvelle charge qui serait probablement insupportable. Que dire aussi des concurrents, qui payent tout cela au prix véritable et qui pourraient s’émouvoir de cette distorsion de concurrence ? Encore un sujet d’inquiétude que les investisseurs doivent appréhender.


Enfin, du côté d’Adrexo et du CSE, l’expert rencontre des difficultés pour obtenir toutes les pièces nécessaires. La direction refuse de lui communiquer bon nombre d’informations. Pourquoi ? Le CSE assigne d’ailleurs Adrexo devant le tribunal judiciaire d’Aix en Provence, demain, mardi 11 janvier, afin de contraindre la direction à en fournir l’intégralité.


Enfin, les représentants syndicaux voudraient bien rencontrer leurs futurs patrons, ce que les actionnaires d’Adrexo refusent totalement. Ils ont donc directement sollicité un rendez-vous. La précipitation de nos actionnaires qui visent à priver les représentants du personnel de la capacité de rendre un avis éclairé et surtout à le motiver ne laisse rien présager de bon et renforce la méfiance de la CAT. Le risque est en effet de voir Adrexo disparaître, avec ses 14 000 salariés, alors que Colis privé s’est élaboré et développé grâce à Adrexo.

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