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23 / 11 / 2021 | 35 vues
Etienne Dhuit / Membre
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La mort, ça rapporte pour les banques françaises !

À la douleur de la perte d’un proche s’ajoute souvent une « douloureuse » assez salée : selon l’UFC-Que Choisir, les frais de clôture des comptes des défunts sont jusqu’à trois fois plus élevés en France que chez nos voisins européens, avec 233 euros en moyenne (soit 150 millions d’euros par an) pour les banques françaises. 

 

Les banques font payer les morts.

 

L’ensemble des tâches administratives que les banques doivent effectuer après le décès de l’un de leurs clients coûte en moyenne 233 euros, la fourchette s’étalant de 120 euros jusqu’à plus de 520 euros si le malheureux est au Credit Lyonnais (LCL). 

 

L’association pointe l’absence de logique dans l’éventail des tarifs mais surtout de transparence sur les frais bancaires de succession. Elle se demande si « la réception de l’acte de décès, l’inventaire des fonds et la gestion des mouvements post-mortem sur le compte » justifient de tels montants. Elle dénonce également les manœuvres des banques qui refusent « l’exigence de transparence sur ce que leur coûtent et leur rapportent ces opérations. Preuve en est, alors que le comité consultatif du secteur financier devait s’y pencher spécifiquement, ce lobby a obtenu de Bercy (qui cède une nouvelle fois à ses exigences) de reporter lesdits travaux sine die ».

 

La déconnexion des prix des coûts réellement supportés par les banques, la « forte dynamique inflationniste » et la comparaison avec nos voisins renforce le sentiment d’illogicité de ces frais. 

 

Pratiquement 30 % d’augmentation en dix ans

 

À en croire l’association de consommateurs, en France, la mort coûte plus cher que la vie : depuis 2012, les frais seraient en « progression de 28 % », c’est-à-dire sur un rythme trois fois supérieur à l’inflation sur la même période ! 

 

Par ailleurs, la comparaison avec les banques européennes n’est pas flatteuse pour les établissements français. L’UFC-Que Choisir souligne que les frais hexagonaux sont « deux fois supérieurs à ceux pratiqués en Belgique ou en Italie (respectivement 107 euros et 112 euros) et même trois fois plus élevés qu’en Espagne ».

 

L’association s’interroge finalement sur la « moralité » de ses frais quand, au contraire, l’Allemagne les a purement et simplement déclarés illégaux.

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