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27 / 10 / 2020 | 66 vues
Christine Simon / Abonné
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La Cour des comptes ne peut ni ne doit définir la politique en matière d'activités sociales de la Poste

En temps de crise, les activités sociales sont plus que jamais essentielles aux postiers. Un rapport à charge de la Cour des comptes est inacceptable. La Poste a présenté le pré-rapport de la Cour des comptes relatif aux activités sociales au Conseil d’orientation et de gestion des activités sociales (COGAS).

 

Ce rapport s’inscrit dans la continuité de celui de 2015 ; il est une nouvelle fois empreint d’une idéologie libérale, souvent étayé sur la base de sentiments plutôt que d’éléments factuels. Ainsi, la Cour des comptes pointe l’augmentation du budget social par agent dans un contexte de diminution du chiffre d’affaire et des effectifs. Notre organisation syndicale aimerait qu’elle s’offusque autant des trop faibles salaires des postiers qui ne parviennent même plus à se loger.

 

Elle recommande notamment de mettre fin aux subventions de fonctionnement de certaines associations avec facturation des agents (AMDIS) et locaux mis à disposition (c’est déjà le cas avec la budgétisation de ces avantages en nature). Pour nous, les moyens octroyés aux activités sociales ne sauraient constituer un complément de salaire ; ils n’en demeurent pas moins un coup de pouce substantiel dans un contexte social et économique grave.
 

C’est pourquoi il est essentiel que la Poste et le COGAS poursuivent une politique sociale en faveur d’offres et de prestations variées, contemporaines et accessibles, mais aussi solidaires et responsables pour répondre aux besoins des postiers toujours mieux, en tout point du territoire, à toutes les étapes de la vie et face à toutes les épreuves. Partie prenante du COGAS, l'ensemble du monde associatif postal est aussi engagé dans cette voie et doit avoir les moyens de poursuivre ses actions


Notre syndicat attend un engagement fort du président de la Poste en ce sens, dans le cadre de sa réponse à la Cour. La réponse de ce dernier ne saurait être en contradiction avec la politique quadriennale du COGAS définie et votée par tous ses membres en janvier 2019.

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