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28 / 04 / 2021 | 95 vues
Rémi Aufrere-Privel / Membre
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Répression syndicale et politique à Hong-Kong : la condamnation de Lee Cheuk-yan marque une évolution dramatique mais peu surprenante

Depuis 1984, j'ai beaucoup parcouru l'Asie pour des voyages personnels et professionnels. Je me suis rendu à Hong-Kong à huit reprises entre 1995 et 2010. J'ai connu la souveraineté britannique et le retour du territoire à la « mère patrie », selon l'expression de la République populaire. Depuis plusieurs années, le pouvoir de Pékin accroît sa répression sur les citoyens de Hong-Kong et les activistes syndicaux et politiques qui défendent la liberté d'expression.

Lee Cheuk yan revolte des parapluies (2014)
Lee Cheuk yan au centre avec le micro (« révolte des parapluies », 2014).

Lee Cheuk-yan (secrétaire général du syndicat HKCTU) vient d'être condamné et incarcéré pour 18 mois pour avoir organisé des manifestations pacifiques visant à défendre la démocratie sur ce territoire chinois...

 

J'ai eu l'occasion de rencontrer Lee à plusieurs reprises depuis 1996. Ma première rencontre fut une réunion avec Chris Patten (dernier gouverneur britannique du territoire) sur la situation des droits syndicaux et humains à Hong-Kong, dans le cadre de la rétrocession l'année suivante. Il faut comprendre qui sont Lee et ces militants syndicalistes et activistes associatifs et politiques qui se battent depuis la fin des années 1970 pour introduire plus de démocratie à Hong-Kong.
 

Chrétien assumé, Lee Cheuk-yan est né dans le Guangdong en 1957. Sa famille a émigré à Hong-Kong en 1959 parce que les conditions de vie dans la province du nord de Pékin étaient particulièrement difficiles (1). En cette fin des années 1950, il était encore possible de s'installer à Hong-Kong. À l'âge de 21 ans (en 1978), il s'est activement engagé dans les premières actions militantes pro-démocratie et syndicales libres.  


À compter de 1982, l'avenir du territoire, qui devait être rétrocédé à la Chine populaire, était posé. En juillet 1984, le gouvernement de Hong-Kong a effectué une consultation sur la démocratisation qui s'est soldée par un échec du fait du nombre infinitésimal de citoyens répondants (364). Ce résultat explique partiellement l'absence d'enthousiasme de la Grande-Bretagne sur ce sujet essentiel, sans oublier la recherche d'un équilibre politiquement correct avec la Chine de Deng Xiaoping.


Sur la base de la déclaration commune sino-britannique du 19 décembre 1984 (2), l'Assemblée nationale populaire chinoise adopté la loi fondamentale de la région administrative spéciale de Hong-Kong le 4 avril 1990, laquelle affirmait le principe d'« un pays, deux système ». Ce texte était essentiel car il engageait la République populaire de Chine à intégralement appliquer des dispositions du droit international (non appliqué totalement en Chine populaire) comme la liberté individuelle, les libertés syndicales, l'égalité devant la loi, la liberté de la presse, le droit à la propriété, sans oublier les dispositions du pacte international relatif aux droits civils et politiques et le pacte international relatif aux droits économiques sociaux et culturels et les conventions fondamentales de l'OIT (3).


L'un des combats majeurs des militants pro-démocratie du territoire était d'obtenir le suffrage universel direct pour tous les élus du LEGCO (conseil législatif de Hong-Kong, qui est le « parlement ») du gouverneur britannique. Bien que convaincu de ce juste combat, Chris Patten n'a pas été mandaté pour obtenir une représentation parlementaire avec un scrutin universel pour désigner tous les élus.


Le 4 juin 1989, le massacre de Tien-an-men a causé un profond traumatisme pour une large majorité des Hongkongais (fait inédit : un million de manifestants ont défilé dans le centre du territoire). Parmi les nombreux actes individuels, citons celui de Xiu Jatun, directeur du bureau hongkongais de l'Agence de presse officielle Chine Nouvelle qui a soutenu le mouvement démocratique de Pékin et s'est exilé aux États-Unis en février 1990.
 

Lee Cheuk-yan, Elisabeth Tang (son épouse), Carol Ng (présidente du HKCTU actuel), Lau Chin-shek, Han Dong Fang et d'autres activistes démocrates comme Martin Lee ont été au premier plan du combat démocratique. Mon ami Han Dong Fang possède un parcours empreint d'un courage remarquable. En effet, il a été à l'origine de la création du premier syndicat ouvrier libre de Pékin (fin mai 1989) au printemps de mai-juin 1989. Après une très dure période d'emprisonnement, il a été autorisé à gagner Hong-Kong. Il a créé le China Labour Bulletin avec une organisation disposant de nombreux correspondants clandestins dans toutes les provinces chinoises, avec l'objectif de défendre les droits des travailleurs et connaître la réalité de la vie économique et sociale en Chine populaire.

Avec Han Dong Fang (1996)
À Hong-Kong, avec Han Dong Fang (1996).

J'ai aussi débattu avec Margaret Ng (universitaire, journaliste et ancienne élue), aujourd'hui également menacée avec une peine sous sursis, de même que Martin Lee.
 

Mes échanges avec le HKCTU durant les années 1990


Nous discutions beaucoup et passionnément lors de mes venues à Hong-Kong mais aussi lors des réunions de la CISL Asie du sud-est (aujourd'hui CIS) à Singapour et ailleurs, ainsi qu'avec tous les syndicalistes étrangers et experts internationaux comme le bureau de représentation de l'AFL-CIO à Bangkok et de l'OIT. Ces échanges étaient nécessaires et très instructifs pour moi et pour le secrétariat confédéral de FO (Marc Blondel et Jacques Pé). Cela permettait d'avoir une analyse fine de la situation. C'est grâce à ce réseau de militants syndicaux et des droits humains que j'ai fait une visite d'étude clandestine dans la zone économique spéciale Zhuhai, dans des usines textiles, dont je garde un souvenir mémorable.
 

Les syndicats HKCTU et HKTUC, les nombreuses associations citoyennes et le parti démocrate étaient et sont encore des organisations solides et très combatives. Avec d'autres (notamment des jeunes activistes, comme Joshua Wong), elles ont participé et conçu des rassemblements et des manifestations qui ont eu un retentissement très important depuis la rétrocession. Il faut rappeler l'affaire de l'enlèvement de plusieurs libraires et éditeurs de Hong-Kong qui avaient la mauvaise idée de diffuser des ouvrages libres et critiques de la politique de Pékin.
 

Quelles sont les raisons de cette condamnation à 18 mois de prison ferme pour Lee et les autres attaques judiciaires contre Margaret Ng et Martin Lee ?
 

Hong-Kong connaît une situation très tendue, surtout depuis 2003 (loi anti-subversion) puis en 2014 (révolte des parapluies). Le principal motif de colère est la possibilité pour les autorités de la péninsule de condamner les Hongkongais pour des raisons de liberté d'expression en tout genre, avec la possibilité de les incarcérer en Chine populaire. Pour Lee comme pour tous les défenseurs des libertés civiles et politiques, les manœuvres du pouvoir chinois sont extrêmement graves. À terme, ce pourrait être la remise en cause du syndicalisme libre et indépendant (convention 87 de l'OIT, par exemple), l'interdiction de la commémoration de la répression du 4 juin 1989 et la suppression de toute expression « dissonante » publique voire privée.

Ces dernières années, les violences policières ont pris une ampleur inégalée à Hong-Kong. La dirigeante du territoire, Carrie Lam, a sans doute été menacée par Pékin si elle n'utilisait pas la force brutale avec la menace d'une intervention de l'armée populaire. Lee et ses camarades ont dénoncé deux faits graves, les 21 juillet et 31 août 2020, après la fin des manifestations où triades et police n'ont pas hésité à durement frapper bien au-delà des manifestants dans des stations de métro (affaire de Yuen Long notamment). Cela remet en cause la confiance d'un grand nombre de citoyens dans leur police.
 

Lee Cheuk-yan a été arrêté à deux reprises, le 18 février et le 26 avril 2020. Avec tous les autres démocrates, il sait qu'il peut être durement sanctionné et le récent jugement avec 18 mois de prison ferme le concernant montre qu'il est réaliste et combatif. Rappelons que 10 200 personnes avaient été arrêtées pour faits de manifestations, en 2019.
 

L'homme de médias milliardaire et activiste démocrate, Jimmy Lai (72 ans) a également été condamné à 14 mois fermes. Martin Lee (82 ans), vétéran du Parti démocrate et surnommé le « père de la démocratie » a été condamné à 11 mois avec sursis et Margaret Ng à 12 mois. Le jeune militant Leung Kwok-hung (baptisé « Long Hair » par les médias et les hongkongais) a connu une peine dure de 18 mois fermes.

Les motifs des condamnations sont très divers et sortent d'une littérature d'espionnage et de guerre froide : « conspiration avec des forces étrangères », « sédition », « terrorisme » et « sécession ». Mais nous ne sommes pas dans un mauvais film de guerre. Parmi les justifications d'une telle répression, c'est la nécessité de mettre Hong-Kong au pas de Pékin pour être en position de menacer Taïwan (R.O.C.). Cette phase aiguë de répression montre l'absolutisme de Xi Jinping. Rappelons qu'il concentre sur lui-même encore plus de pouvoirs politiques personnels que le grand timonier Mao.

 

Il faut aussi indiquer que, malgré la grande stratégie de propagande déployée par Xi Jinping pour montrer sa capacité de leader dans la lutte contre la pandémie mondiale du covid-19, des voix se sont élevées en Chine continentale pour critiquer sa politique. Les réseaux sociaux chinois contrôlés (4) par le PCC ont déployé d'immenses efforts de propagande pour expliquer la puissance et l'intelligence du dirigeant chinois face à la crise du covid-19. Tout est fait pour éviter de mettre la responsabilité de la République populaire en cause dans l'origine de la pandémie. Cette excès de propagande montre que cette situation demeure critique pour le pouvoir.


Hong-Kong permet de détourner l'attention d'une opinion publique chinoise certes toujours obsédée par l'enrichissement personnel et familial mais aussi un peu plus par son bien-être physique et moral. Vu le niveau de corruption généralisé et l'absence de toute éthique dans le respect des contrats écrits, certains citoyens croient avec moins de vigueur dans la vitalité de « l'économie socialiste de marché ». Avec le génocide des Ouïghours et la stratégie conquérante dans les archipels des Spratleys et des Paracels, l'installation de bases militaires éloignées (comme à Djibouti) et l'achat de nombreuses terres rares en Afrique, Hong-Kong est l'un des moyens supplémentaires pour rappeler au monde entier que la Chine populaire veut devenir la première puissance mondiale. Tout cela en imposant ses règles dignes de celles d'un pouvoir dictatorial qui n'entend pas souffrir des débats politiques et sociaux contraires à sa stabilité.


Pour la Chine populaire, Hong-Kong présente moins d'intérêt économique et financier que par le passé. Mais une fin rapide de cette place boursière mondiale serait un handicap pour Pékin. La confiance de certains milieux économiques envers Xi Jinping par rapport à Hong-Kong est émoussée. Mais que pèsent Kowloon et les « nouveaux territoires » face à l'énorme marché intérieur chinois ? Trop peu sans doute... C'est également ce que Lee Cheuk-Yan et beaucoup d'autres dénoncent. Celui-ci a exprimé sa déception devant l'attitude des milieux d'affaires. Selon Lee, « la libre entreprise ne devrait pas permettre au Parti communiste de dicter ce qui se passe à l’intérieur des entreprises ». Il s'attend à voir arriver des « secrétaires privés du Parti communiste dans chaque entreprise », comme en Chine populaire.

commémoration du 4 juin 1989 à Hong-kong avec Lee Cheuk yan
Manifestation de commémoration du printemps de Pékin (massacre du 4 juin 1989) Lee est au centre de la photo.

 

Quelles sont les perspectives pour Hong-Kong ?


Ce qui paraît extraordinaire (et émouvant) est la mobilisation des Hongkongais, notamment des plus jeunes d'entre eux. Ce sont ceux qui n'ont connu ni les travaux de la déclaration fondamentale de 1984, ni les propositions progressistes de Hu Yaobang en 1986, puis la boucherie de Tian'anmen (juin 1989) sans oublier la rétrocession de 1997 voire les premières menaces directes en 2003 et 2007 contre la loi fondamentale de Hong-Kong et son principe d'« un pays, deux systèmes ». Une loi fondamentale que Pékin n'entend plus respecter depuis longtemps.

Il existe différents scénarios pour Hong-Kong. Il est difficile de prédire l'avenir et Lee Cheuk-yan est réaliste et combatif par ses propos (octobre 2019) :

« D’une certaine façon, c’est bien que tout cela arrive maintenant. Le choc entre les deux systèmes et entre les deux valeurs est là depuis toujours. Dans le passé, c’était la loi anti-subversion [2003], puis il y a eu le mouvement des parapluies en 2014.

Fondamentalement, nous sommes enlisés dans un système inique, sans avenir politique… Il est donc bon que tout cela explose avant 2047. S’il n’y avait pas de résistance aujourd’hui, imaginez ce qui pourrait advenir en 2047, quand nous disposerons d’encore moins de marge de négociation à cause de toute la loi fondamentale. Nous résistons aujourd’hui dans l’espoir que les choses iront mieux en 2047. Il est très urgent que nous luttions maintenant pour sauvegarder l’avenir de Hong-Kong, notre système et nos valeurs ».


Hong-Kong et Taïwan sont les preuves que des Chinois peuvent vivre et faire appliquer des principes démocratiques universels. C'est insupportable pour le dirigeant autocrate qu'est Xi Jinping. Pour Pékin, c'est un enjeu essentiel de politique intérieure. Proclamer son nationalisme est un élément de grande cohésion en Chine. C'est une marque supplémentaire d'une volonté politique forte que d'affronter plusieurs pays adversaires en mer de Chine. Il s'agit aussi de conquérir des territoires assurant la place hégémonique mondiale (par le contrôle de matières premières). Le « pays du milieu » veut retrouver sa place : le centre du monde.


Matérialisée par la condamnation de Lee Cheuk-yan, la répression à Hong-Kong sera le reflet de notre volonté ou de notre faiblesse. Il faut repenser nos rapports avec la Chine de Xi Jinping. Il ne croit qu'au rapport de force exprimé et engagé avec la plus grande dureté. Éviter un conflit armé, même de « faible intensité », sera déjà un premier défi. Conditionner nos échanges économiques et financiers aux libertés et conventions universelles fondamentales avec leur application réelle serait une étape essentielle pour une nouvelle organisation du monde avec les impératifs du développement durable.


Au niveau du monde syndical, il faudra en finir avec la volonté de certains responsables et syndicats occidentaux et asiatiques (affiliés à la CIS, souvent anciens de la FSM) de vouloir engager un partenariat officiel avec le syndicat officiel de la République populaire de Chine. L'absence de clarification serait un exemple de cynisme car le combat démocratique n'est pas perdu. Il faut poursuivre notre soutien indéfectible et l'inscrire dans le réel par des actes au-delà des communiqués et autres nécessaires déclarations de solidarité. Les grandes démocraties doivent être à la hauteur des principes et valeurs qu'elles prétendent défendre. « Stand tall » (« gardons la tête haute »), a déclaré Jimmy Lai.  Soutenons ce combat parce que c'est le nôtre !

 

À propos de l'auteur

Rémi Aufrere-Privel est cadre à la direction du groupe SNCF (RSE/lien social et territoires). Il exerce de nombreuses responsabilités politiques et syndicales depuis 1986, notamment celles d'assistant confédéral FO Asie auprès de Jacques Pé et Marc Blondel (1993-1999), auditeur (1997) puis conseiller technique OIT délégation travailleurs France (1998), membre de la délégation française A.G. ONU New-York (1997). Actuellement, membre du bureau fédéral de la FGTE-CFDT.
 

(1) Le « Grand bond en avant » (1958-1960) est une politique décidée par le gouvernement de la République populaire de Chine (Mao), en janvier 1958. Dès la fin 1958, elle a provoqué une famine qui a duré jusqu'en 1962.
(2) https://researchbriefings.files.parliament.uk/documents/CBP-8616/CBP-8616.pdf
À noter que la déclaration n'est plus accessible sur le site internet du gouvernement de la région de Hong-Kong.
(3) Les huit conventions fondamentales sont les suivantes :
Convention (n° 87) sur la liberté syndicale et la protection du droit syndical, 1948 

Convention (n° 98) sur le droit d'organisation et de négociation collective, 1949 

Convention (n° 29) sur le travail forcé, 1930  (ainsi que son protocole de 2014 )

Convention (n° 105) sur l'abolition du travail forcé, 1957 

Convention (n° 138) sur l'âge minimum, 1973 

Convention (n° 182) sur les pires formes de travail des enfants, 1999 

Convention (n° 100) sur l'égalité de rémunération, 1951 

Convention (n° 111) concernant la discrimination (emploi et profession), 1958 

(4) De nombreux accès à des sites internet et applications non-chinois (Google, Yahoo, sites de presses européennes et nord-américaines etc.) sont strictement impossibles depuis la Chine continentale. Hong-Kong connaît des perturbations du réseau.

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De son côté le secteur international de la Confédération FO a immédiatement réagi en apprenant  avec consternation la condamnation par un tribunal à Hong-Kong de leur  camarade et ami Lee Cheuk Yan à dix-huit mois de prison pour avoir organisé et participé à un rassemblement pacifique en 2019 en défense de la démocratie.

FO avait notamment écrit à la cheffe exécutive de la région spéciale administrative de Honk Kong afin d’appeler au respect des droits démocratiques et du travail en février dernier..en insistant   sur le respect de la liberté d’association, d’expression et de réunion qui sont garantis entre autres par la convention fondamentale 87 sur la liberté d’association de l’Organisation internationale du travail (OIT).

Le rapport de la Commission d’experts soumis à la Conférence internationale du travail de cette année épingle à nouveau le non-respect de ces libertés fondamentales. Par ailleurs, ces droits fondamentaux sont également garantis par le Pacte international relatif aux droits civils et politiques et le Pacte international relatif aux droits économiques, sociaux et culturels des Nations Unies.

Pour la confédération , la situation mondiale de crise sanitaire ne doit en aucun cas affaiblir la mobilisation pour le respect des droits fondamentaux.

 Lee Cheuk Yan a été condamné en vertu de la loi sur la sécurité, dénoncée par le mouvement syndical international. Avant sa condamnation, le Secrétaire général d’HKCTU a déclaré : « Je suis prêt à faire face aux sanctions et aux condamnations. Je suis fier de pouvoir marcher aux côtés du peuple de Hong Kong sur la voie de la démocratie. Je souhaiterais dédier la chanson « You’ll Never Walk Alone » au peuple de Hong Kong. Nous marcherons ensemble, même dans les ténèbres, avec l’espoir dans le cœur. »

Quatre autres défenseurs de la démocratie syndicalistes ont également été condamnés à des peines de prison, cinq autres à des peines avec sursis.

Pour sa part, la Confédération  appelle à la libération immédiate de nos camarades ainsi qu’au respect des principes et droits fondamentaux au travail, conformément à l’engagement pris du respect des conventions fondamentales de l’OIT par ses États membres, dont la Chine fait partie.