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08 / 06 / 2012 | 70 vues
Pascal Corbex / Membre
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Du changement pour les missions locales

Les fédérations FO, ainsi que la CGT et la CFTC ont demandé dès décembre 2011, la mise en place d’une commission mixte paritaire.

Nous avions alors constaté la rupture du dialogue avec l’UNML (union nationale des missions locales) qui refusait de prendre en compte notre revendication légitime que la valeur du point soit augmentée à la hauteur de 4,60 euros.

Nous ne voulions ni un petit geste, ni l’aumône, comme certaines organisations syndicales de salariés qui entre-temps avaient changé de conviction.

Pour Force Ouvrière, il n’était plus possible de continuer dans de telles conditions.

La première commission mixte se tiendra enfin le 20 juin 2012. Le représentant de l’État présidera cette instance de négociation, afin de garantir le respect du dialogue social.

Nous en avions assez qu’à nouveau l’UNML ne tienne absolument pas compte des revendications, des propositions, voire des remarques, faites par notre organisation. Nous en avions plus qu’assez que la négociation paritaire se résume à une bilatérale entre la CFDT et l’UNML.

Nous avons été patients et pourtant, nous constatons que malgré nos propositions faites depuis 2007, pour l’amélioration des classifications, l’UNML n’en a retenu qu’une part infime. Et que dire lorsqu’en séance de négociation, on nous fait remarquer de façon provocatrice que cela avance malgré tout . On se moque de nous, mais aussi des salariés qui n’ont rien vu venir depuis maintenant 5 ans.

Mais la raison en est certainement très simple et c’est la CFDT à la place de l’UNML qui a osé nous répondre : « Mais vos propositions, c’est une demande d’augmentation de salaire ! Ce n’est pas faisable… »

À Force Ouvrière, nos revendications sont constantes et claires, et dans le droit fil du 23 juin 2011 lorsqu’au Champ de Mars lors de la manifestation, pour défendre les ML/PAIO et pour un service de qualité, nous revendiquions avec l’intersyndicale :

  • des moyens financiers pour l’insertion des jeunes garantis par l’État et en fonction des besoins ;
  • le retrait des conventions d’objectifs avec l’État, le maintien des 1 000 postes et l’embauche supplémentaire de salariés ;
  • l’augmentation immédiate des salaires.


Face à la situation de la mission locale de Woippy, nous ne pouvons avec les salariés qu’être inquiets de voir l’attitude de l’UNML qui n’a rien fait pour sauver des emplois et qui ne s’est pas préoccupée de l’avenir des jeunes de cette mission locale qui a déposé le bilan et fermé ses portes. Force Ouvrière dénonce cette situation où les missions locales déposent le bilan et ferment les unes après les autres, sans réaction des pouvoirs publics, ni des employeurs, dans l’indifférence totale, sauf des organisations syndicales qui se sont battues pour les sauver, en vain.

Est-ce de cette façon que l’on va s’occuper de la jeunesse à l’avenir, en fermant les structures ?

Il ne suffit pas de faire des réunions nationales sur les politiques de la jeunesse et sur le réseau national, sous couvert d’experts, pour régler la situation de plus en plus difficile des salariés et des jeunes des ML/PAIO. Nous refusons pour notre part d’y participer.

À FO, nous ne faisons pas de politique, mais nous voulons défendre les revendications des salariés du secteur, quel que soit le gouvernement en place. Notre priorité, aujourd’hui comme hier, c’est l’augmentation générale des salaires, ainsi que l’amélioration des conditions de travail, et particulièrement l’embauche de salariés à la hauteur des besoins.

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