Sur 236 salariés concernés par le projet « contacts RH », 192 se verront proposer une réaffectation dans un centre régional, rapporte la CFDT dans un compte-rendu du comité central d'entreprise de juin. Le syndicat pointe au passage un nom plutôt mal choisi pour un projet qui génère autant de suppression de postes.
Jusqu'où un syndicat peut-il agir sans franchir une ligne fixée par la fédération ?robin carcanmar 17/06/2014 - 09:00
La récente mise sous tutelle du syndicat du commerce inter-départemental CFDT (SCID) par la fédération des services CFDT est le dernier épisode d'un conflit ouvert depuis plusieurs années. Une médiation a échoué récemment. Et un impayé de 500 000 euros présenté par l'avocat du syndicat s'est désormais immiscé dans le conflit.
Carrefour Hypermarchés s'est lancé en 2011 dans la course aux « drives », ces entrepôts (ou magasins) dans lesquels le client se rend pour récupérer ses produits commandés sur internet. Avec 365 unités, le groupe occupe toutefois la 4ème place en France, derrière Intermarché (781), Courses U (591) et Leclerc (467).
Les 110 000 salariés du groupe Carrefour sont régis par un contrat collectif et des assureurs différents pour le régime prévoyance et santé. La direction a entamé un vaste processus de négociation pour simplifier les différents montages d'assurance (APGIS, AXA, AG2R, CAPAVES).
« La CFDT est intervenue à de nombreuses reprises sur la situation des salariés de ce pays, particulièrement pour les victimes de l'effondrement de l'usine Spectrum au Bangladesh le 11 avril 2005 (72 morts). Nous avons reçu les représentants syndicaux du Bangladesh et relayé leurs demandes. Depuis 2005, rien n'a évolué !
Au titre de l’année 2012, la participation et l’intéressement représenteront 3,08 % du salaire brut des salariés de Carrefour, contre 4,94 % en 2011 et 9,3 % en 2002.
Relèvement du temps partiel dans la grande distribution
Les revendications syndicales portent de longue date sur la suppression du temps partiel subi partout où cela paraît possible et sur l’amélioration des conditions d’emploi à temps partiel, pour que cette forme d’emploi ne soit plus déconsidérée et ne devienne pas un outil de précarisation de l’emploi.