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04 / 11 / 2021 | 152 vues
Rodolphe Helderlé / Journaliste
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La place à géométrie variable des représentants des salariés dans la QVT 

Valider un accord minoritaire par référendum, édicter des règles éthiques qui renvoient à la responsabilité individuelle, considérer que certains syndicats contribuent à dégrader la qualité du climat social : autant de situations qui interrogent sur la place des représentants des salariés dans la QVT.
 

En y mettant les moyens au niveau de la communication, Amazon a usé du référendum pour valider l'accord QVT qui était minoritaire. Résultat : 95 % de oui mais seulement 30 % de participation [Sur abonnement]. Les voix d'une minorité de salariés l'emportent donc sur une opposition syndicale majoritaire.


Face aux règles éthiques édictées unilatéralement par les directions, les syndicats se trouvent souvent en délicatesse. Notamment parce que ces règles renvoient à une responsabilité individuelle. Quid du caractère préventif d'une charte éthique qui prône la solidarité, l'honnêteté, l'audace et la confiance comme chez Capgemini alors que 400 cas de harcèlement sont en cours de traitement dans le monde [Sur abonnement] pour l’année 2021, dont un certain nombre a été constaté en Inde ?


Il arrive que des représentants syndicaux se retrouvent épinglés par les directions pour leur capacité à générer une mauvaise qualité relationnelle, notamment à l'égard des cadres supérieurs. C'est ce qui transpire du recueil de climat social réalisé par Alixio à la demande de la direction régionale de Lidl en Bretagne [Sur abonnement]. Un audit à charge pour renforcer la prochaine défense de la direction au tribunal considèrent la CGT et la CFE-CGC, les deux syndicats "contestataires" qui affirment vouloir ne faire respecter que le droit. Une partie des représentants de la direction régionale de Bretagne a été placée en garde à vue en février dernier, dans le cadre de l’ouverture d’une enquête pénale pour harcèlement et discrimination syndicale sur la base d'une dizaine de plaintes.

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