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14 / 10 / 2022 | 154 vues
Christine Simon / Abonné
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Directeur d’établissement à la Poste : un métier à haut risque

Le métier de directeur d’établissement : un Graal, une ambition, une perspective de carrière ?... que nenni  !!!

 


Une fonction pilier :
 

  • Un manager entouré d’équipes opérationnelles au plus proche du terrain pour prendre soin des équipes en toute bienveillance et des experts pour l’épauler afin d’assurer l’excellence dans des réorganisations raisonnées et tournées vers le client.
  • Une organisation claire et planifiée permettant l’équilibre vie privée et professionnelle.
  • Une voiture de service, un téléphone portable et PC portable.

 

Ça, c’est l’appartement-témoin, mais la réalité du terrain est toute autre !

 

Manager ?


Oui quand on trouve le temps : Les réunions TEAMS ont connu une croissance folle depuis la crise sanitaire. Combien de DE ont été connectés à 2 instances en même temps ?

 

Des équipes opérationnelles ?
 

Entre les vacances d’emploi des fonctions de RESC (Responsable de l’Exploitation et du Service aux Clients), de RAC (Responsable de l'Action Commerciale ), de RRH (Responsable RH), de RO (responsable opérationnel), le Directeur d'Etablissement  se retrouve confronté à la gestion directe de dossiers tous plus urgents les uns que les autres. Parallèlement les territoires s’agrandissent et leur géométrie varie au bon gré des évolutions décrétées par d’autres.

 

Des équipes d’appui et de soutien  ?

 

Les filières, aussi en manque de personnel, gèrent leurs priorités et au lieu de bénéficier de soutien, le DE répond à leurs demandes. La réponse doit rentrer dans les cases. Le système d’information doit absolument être renseigné et dans les temps, SVP !

 

Les réorganisations ?

 

Le Directeur d'Etablissement doit impérativement rentrer dans les clous de la productivité annoncée. Peu importe les réalités du terrain. Peu importe les vacances d’emploi de facteurs remplacés avec difficulté par des intérimaires. Peu importe, le nombre croissant d’applications qui compliquent le quotidien. L’excellence se mesure et devient un argument de sanction. Le courrier baisse, n’est-ce pas ? Accessoirement, le client devient le prétexte.

 

L’autonomie ?

 

Si le Directeur d'Etablissement suit le chemin balisé, il est autonome. Il doit développer les compétences de ses équipes pour arriver à créer des Équipes Autonomes et Performantes mais son avis est à peine sollicité. Tout est décrit, écrit. Ne pas sortir des clous pour ne pas prendre le risque de ne pas avoir la posture ou ne pas être stratégique.

 

Le téléphone et le PC portable ?

 

L’avantage ultime pour être sûr de ne pas être débordé dès la reprise par des centaines de mails. Le DE, équilibriste de la vie professionnelle !

 

Le Directeur d'Etablissement, denrée rare !  On se demande bien pourquoi.

 

Notre fédération alerte sur les risques psychosociaux (RPS) des Directeurs d’Établissements. Un mal-être grandissant… Jusqu’où ? Aussi exigeons-nous  sans délai une évaluation sérieuse de la charge de travail totale.

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