Participatif
ACCÈS PUBLIC
16 / 07 / 2026 | 7 vues
Fanny Darcillon / Membre
Articles : 6
Inscrit(e) le 08 / 06 / 2026

Crise de l’automobile : vagues de protestation en Allemagne chez Volkswagen et Mercedes

Comme nombre de constructeurs et d’équipementiers français, les groupes automobiles d’outre-Rhin souffrent à la fois d’une baisse de la demande sur les marchés européens et américains mais aussi de la concurrence chinoise. Le syndicat IG Metall se prépare à une série de bras de fer.

 

Plans sociaux, fermetures de sites, plans de départs volontaires : en Europe et en Amérique du Nord, la crise du secteur automobile n’en finit plus de s’aggraver. «  IG  Metall promet un été et un automne torrides aux dirigeants d’entreprise », a prévenu le premier syndicat allemand de l’industrie métallurgique.


En cause, une cascade d’annonces défavorables aux salariés chez les constructeurs historiques allemands. « Ils sont très en colère contre les constructeurs et contre le gouvernement, qui n’ont pas su anticiper cette crise et protéger les travailleurs », explique Branislav Rugani, secrétaire confédéral FO du secteur Europe-International.

 

Le 3 juillet, 3300 salariés ont participé à un mouvement de protestation chez Mercedes-Benz après que la direction a annoncé reporter à 2027 le versement d’une prime importante, équivalente à 18,4% du salaire mensuel.

 

Dans une interview donnée au quotidien économique allemand Handelsblatt, le président du conseil de surveillance de Mercedes, Martin Brudermüller, a également fait part de son intention de mettre sur la table la possibilité que les salariés travaillent à l’avenir 40 heures par semaine (contre 35 actuellement), pour le même salaire. Une concurrence chinoise mal anticipée Chez Volkswagen, symbole de la puissance automobile allemande actuellement déclinante, de nouvelles menaces planent, un an et demi seulement après la dernière restructuration d’ampleur.

 

Des fuites de documents internes dans la presse évoquent désormais 50 000 voire 70 000 suppressions d’emplois supplémentaires, ainsi que quatre fermetures d’usines – jusqu’à présent considérées comme une ligne rouge.

 

Sous l’effet conjugué de la baisse de la demande, de la hausse du coût de l’énergie, de la transition vers l’électrique et, surtout, de la concurrence chinoise, les constructeurs et équipementiers européens sont dans la tourmente.
 

Mais comme l’a rappelé récemment IG Metall, les ouvriers de l’industrie « refusent d’être désormais les boucs émissaires lorsque les erreurs de gestion et les conflits géopolitiques sont à l’origine de la crise »

Pas encore de commentaires