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15 / 04 / 2019 | 707 vues
Jacques Mosse-Biaggini / Membre
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Conforama : un refinancement censé rassurer ? Pas si sûr...

Lors du comité central d’entreprise extraordinaire du 11 avril, la direction générale de Conforama a annoncé un vaste plan de refinancement. Une première tranche servira à rembourser une partie des dettes de Conforama mais aussi à financer les besoins en trésorerie et à améliorer les performances de l’enseigne.
 

Par ailleurs, une seconde tranche à percevoir au cours du premier trimestre 2020 pourrait partiellement servir à « restructurer » certains magasins dits « déficitaires ».
 

Mais qu’est-ce qu’un magasin déficitaire selon la définition des créanciers ? Combien ont été identifiés comme tels ? Comment se déroulerait cette « restructuration » ? Plan de départs « volontaires » ? Plan dit « de sauvegarde de l’emploi » ? Rupture conventionnelle collective ?
 

La direction a semblé être embarrassée quand ces questions lui ont été posées…
 

Pour notre organisation syndicale, si le pire semble écarté pour les mois à venir, une cession totale ou partielle peut toutefois intervenir à n’importe quel moment puisque la vente de Conforama à un tiers est l'un des scénarios possibles dans le processus de la recherche d’un acquéreur par les actionnaires.
 

Il est donc très probable que de nombreux salariés feront les frais à un moment ou un autre des malversations comptables de l’actionnaire Steinhoff dont ils ne sont en rien responsables.
 

En tout état de cause, notre syndicat sera en première ligne pour se battre contre tout projet visant à détruire l’emploi des salariés qui ont tant donné à l’entreprise.
 

Nouveaux dirigeants, craintes maximales pour l'emploi
 

Le 12 avril, le départ du PDG, Alexandre Nodale a été officiellement annoncé aux salariés de Conforama.
 

Il sera remplacé par un tandem formé par Helen Lee Bouygues, qui a fait ses armes dans le cabinet de retournement McKinsey et dont nous connaissons les « compétences » en termes de « restructuration » d'entreprises (des milliers d'emplois supprimés partout où elle a sévi : groupe Vivarte, La Halle) et par Cédric Dugardin, ex-patron de Quick mais aussi et surtout chez PwC.
 

Cette annonce s’oppose radicalement au léger optimisme qu’avait provoqué celle faite en CCE la veille concernant le refinancement de la dette.
 

Pour nous, le départ d'Alexandre Nodale est un signe fort des actionnaires : place à la finance débridée et à la restructuration sauvage.

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