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07 / 04 / 2011 | 1 vue
Jean-Pierre Yonnet / Abonné
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Quand la pénibilité touche une classe moyenne éduquée

En ce début de XXIème siècle, la tension, de plus en plus palpable sur les conditions de travail, touche une classe moyenne éduquée, utilisatrice de nouvelles technologies, travaillant le plus souvent dans le tertiaire. En un mot, le cœur du salariat d’aujourd’hui.

  • Tant que la pénibilité concernait les précaires et les nouveaux entrants sur le marché du travail, les cyniques pouvaient s’en désintéresser.

Dès les années 1990, l'ORSEU avait multiplié les études sur la précarité et les « nouvelles formes d’emploi ».

  • Aujourd’hui quand on parle de RPS, on parle bien des grandes entreprises de services.

Cette question des RPS s’inscrit dans celle, plus générale, de la santé au travail, qui s’inscrit elle-même dans une problématique plus vaste. L’entreprise moderne devrait :

  • protéger la santé physique et mentale de ses salariés ; c’est une obligation légale ;
  • être socialement et sociétalement responsable. Beaucoup discourent sur le sujet, peu agissent. Par exemple, la vacuité des accords et des plans d’action sur l’emploi des seniors est une bonne illustration de l’absence d’implication de la plupart des entreprises malgré le soutien manifesté par le Medef à la réforme des retraites ;
  • assurer un partage équitable de la valeur ajoutée. Si Laurence Parisot a raison de qualifier la règle des trois tiers de « vue de l’esprit », il reste que pour 2010, 0,2 % d’augmentation du pouvoir d’achat des salaires d’un côté (sur base de l’indice INSEE), 83 milliards de profits du CAC 40 de l’autre, ce n’est pas ce que l’on peut appeler un partage équitable ;
  • être responsable sur le terrain environnemental. Or, le détricotage progressif du Grenelle de l’Environnement sous la pression de divers lobbies n’est pas non plus le meilleur signal.
 
Ces 4 axes complémentaires constituent le défi à relever pour que puisse être refondé un contrat social équilibré, permettant ainsi d’éviter que le slogan « dégage » apparaisse également dans nos rues.
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