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04 / 01 / 2019 | 6 vues
Valerie Prioul / Membre
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Le groupe Go Sport se sépare de Courir

La presse en parlait cet été, la direction du groupe Go Sport vient de le confirmer après avoir méprisé cette information : il y a bien un projet de vente de l’enseigne Courir pour une somme d’environ 283 millions d’euros.

L’actionnaire avait, semble-t-il, besoin de fonds pour rembourser les banques ; c’est chose faite. Mais il ne semble pas en rester là…

Quelle est la suite pour l’enseigne Go Sport qui n’a pas la même valeur sur le marché que Courir, avec un taux d’endettement (environ 180 millions d’euros) et des résultats bien négatifs (environ -12 millions d’Ebidta) ?

Les membres du CE de Go Sport France ont déclenché un droit d’alerte sur ce projet qui semble déjà bien ficelé mais pour autant rempli de zones d’ombres sur la transaction et sur l’avenir des enseignes et des salariés. L’enseigne Go Sport pourrait-elle perdurer seule ? Les banques investiraient-elles de nouveau ? Ou serions-nous rachetés ?

Depuis 2014, la société a procédé à la fermeture d’environ 30 magasins Go Sport. Sur cette même période, nous observons une baisse des effectifs, à titre d’exemple, entre 2014 et 2015, une réduction d’effectif de 865 salariés, des licenciements économiques individuels dépassant le seuil légal autorisé avec des indemnités frôlant le ridicule puisqu’au minimum légal !

Cependant, les affaires vont bien pour le comité de direction.

En 2017, 800 000 euros environ ont été accordés à une poignée de salariés du siège (a priori, le comité de direction) alors que les salariés des magasins Go Sport n’ont rien obtenu en matière d’augmentation salariale, sous prétexte que l’enseigne est en difficulté.

En ce qui concerne la rémunération de l’actionnaire, le sujet reste tabou…

Il est évident qu’il y a deux poids deux mesures entre les décideurs qui restent à leur poste pendant que d’autres se tuent à la tâche malgré le manque de bras, de moyens et de reconnaissance pour remplir les poches des patrons. Ces mêmes salariés pensent bien faire en acceptant de n’avoir aucune augmentation de salaire en évitant, ainsi, un licenciement économique.
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