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12 / 02 / 2026 | 15 vues
Jacky Lesueur / Abonné
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NAO 2026: Un accord salarial finalement signé à la Macif

Après un cycle de réunions sur les NAO 2026 relativement tendu et la grève du 27 janvier, la direction de la Macif a finalement accepté de revoir sa copie et formulé d'ultimes propositions aux organisations syndicales le février.


Lors de l'ultime  réunion de négociations, le  4 février, la direction du groupe d’assurance mutualiste a accepté une augmentation générale légèrement augmentée et portée  à 1% à compter du 1er mars , avec un plancher fixé à 450 € bruts. ( qui selon les informations de la direction pourrait bénéficier à environ la moitié des  salariés du groupe).

 

L’enveloppe des augmentations individuelles a également été revue sensiblement à la hausse pour être portée  à 1,4 % de la masse salariale avec effet 1er juillet .

 

Par ailleurs, une prime de 150 €, déjà mise en place en 2025, utilisable au choix des salariés, soit sous forme de forfait mobilités durables, soit sous forme de chèque emploi service universel (Cesu) est reconduite Elle est portée à 200 € pour les collaborateurs dont les activités ne sont pas éligibles au télétravail.

 

Finalement un accord majoritaire a pu être trouvé avec la signature comme l'an dernier de la CFDT et de la CFE-CGC.

 

La CGT et FO ont refusé de le signer considérant , entre autres, que la part consacrée au collectif est insuffisante et qu'au contraire la part réservée à l'individuel est bien trop conséquente "plaçant l'arbitraire, l'aléatoire et l'inégalité de traitement au centre des évolutions salariales" 

 

On  pourra noter que l'approche visant à privilégier les augmentations individuelles est une tendance qui semble être privilégiée dans dans de nombreux établissement du secteur de l'assurance et ailleurs ( *)

 

Au même moment, par exemple, à la SMABTP (Société mutuelle d'assurance des chambres syndicales du Bâtiment et des Travaux Publics) les négociations n'ont pas pu aboutir en l’absence de la conclusion d’un accord majoritaire , trois syndicats (l’Unsa, la CFDT et la CFE-CGC)  refusant de signer l’accord proposé pour 2026 , et dénonçant un dialogue social tendu

 

La direction de la SMABTP avait  proposé un budget d’augmentations individualisées des salaires de 2 % de la masse salariale avec un socle de 51 € bruts versés sur 13,6 mois, soit près de 693 € bruts par an, effectif au 1er mars 2026.

 

Un autre  point d’achoppement a été la prime de partage de la valeur (PPV). Compte tenu des bons résultats du groupe , les organisations syndicales réclamaient entre 2000 et 3000 € bruts de PPV. La direction n’a accepté  qu’une prime de 1000 € bruts( nettement en retrait par rapport aux 1700 euros de 2025)  Parmi les arguments avancés pour justifier cette position : le ralentissement de l’inflation, l’environnement économique et politique instable et la fragilité du marché de la construction neuve. Face au  refus  de signature de trois des quatre organisations syndicales du groupe, la direction a décidé d’appliquer unilatéralement les dernières mesures en retirant totalement la prime de partage de la valeur.

 

Douce ambiance !!

 

(*) A noter que le débat risque de refaire surface; ai moment où le ministre de la Fonction  Publique annonce vouloir réouvrir le sujet des carrières et des rémunérations ( avec en toile de fond les sérieuses contraintes budgétaires) l'Institut Montaigne relace le débat...

https://institutmontaigne.org/ressources/pdfs/publications/rapport-responsabilite-plaidoyer-pour-laction.pdf

 

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