Participatif
ACCÈS PUBLIC
30 / 06 / 2009
Elsa Fayner / Membre
Articles : 40
Inscrit(e) le 22 / 09 / 2008

“Dans les grands magasins, le dimanche, on vend moins”

 À 18 ans, en parallèle de mes études, ça m’intéressait de travailler le dimanche, pour la rémunération. C’est un jour payé double dans les grands magasins et, dans les bonnes entreprises, cela donne lieu à une journée de récupération supplémentaire. C’était mon argent de poche. Donc j’acceptais la plupart du temps.
   

Mais, aujourd’hui, je constate que je continue à travailler dans les grands magasins alors que je pensais ne faire qu’y passer. C’est là que j’ai acquis des compétences, et un réseau. Alors, maintenant que le travail du dimanche devient une demande régulière et fréquente, je l’envisage autrement. D’autant plus que je me suis installée avec mon ami, et que j’ai envie d’une vie de famille. Dans cette perspective-là, le travail régulier le dimanche ne me convient pas du tout. Je ne suis plus dans la perspective de me faire de l’argent de poche au coup par coup, je veux garder ce temps libre, mes priorités ont changé.
   

On travaille déjà le samedi dans ce métier. Alors, quand je dois travailler le dimanche, je n’ai pas de week-end. Difficile de sortir le samedi soir. Difficile de passer du temps avec mon ami. Certes, j’ai un autre jour de libre dans la semaine, mais ce n’est pas évident de promener au parc ou de flâner un lundi après-midi par exemple, alors que tout le monde court partout. C’est psychologique…
   

  • Cela dit, je n’ai pas forcément le choix. Si nous sommes deux à travailler sur un stand, il faut bien se partager les dimanche. Je peux dire non, mais c’est très mal vu. Après, la communication devient très mauvaise et je n’ai plus droit à rien. Mon responsable ne fera aucun effort pour me donner mes vacances aux dates qui m’arrangent, par exemple.

 

Le pire, c’est que le dimanche n’est pas une bonne journée pour les ventes. Ca me déprime encore plus… Nous voyons surtout défiler des promeneurs, des touristes. Ils ne demandent qu’une chose : la direction des toilettes. Et, bien souvent, je ne fais pas une vente ce jour-là.

(1) Le prénom a été modifié, à la demande de l’intéressée.

Pas encore de commentaires