Participatif
ACCÈS PUBLIC
12 / 05 / 2022 | 386 vues
Fo Atos / Membre
Articles : 10
Inscrit(e) le 03 / 04 / 2017

Atos refuse de maintenir le pouvoir d’achat de ses salariés

Lors des NAO, la direction a rejeté la revendication intersyndicale d’augmentation générale maintenant, à minima, le pouvoir d’achat de tous les salariés. Pour Atos, ce sera uniquement 2% en juillet et 1% en décembre (janvier 2023 en réalité) pour « des augmentations individuelles qui valorisent la performance, la contribution et le potentiel et des primes exceptionnelles qui viennent récompenser un engagement particulièrement remarquable ». Rien pour la large majorité des salariés qui font tourner l’entreprise au quotidien !


Alors que l’inflation atteint des records, la politique salariale d’Atos aboutit à une baisse de pouvoir d’achat. La direction, qui présente aux salariés ces mesures comme étant « dans la droite ligne de nos engagements forts en matière d’égalité », assume la mise en place d’un système de « castes ». D’un côté ceux qui « performent » pour reprendre un terme qui leur est cher, qui seront augmentés, formés et valorisés et de l’autre côté la grande majorité qui fait fonctionner l’entreprise mais qui ne sera pas augmentée et qui ne verra pas sa contribution reconnue.


Autre mesure : les primes à l’embauche. Là encore, la direction plutôt que se pencher sur les raisons pour lesquelles les alternants et stagiaires ne veulent pas rester ou préfèrent partir ailleurs, choisit de cacher la misère à coups de rustines pécuniaires éphémères.


Enfin, sans sourciller, la direction gonfle artificiellement le budget alloué en y réinjectant ceux des autres accords négociés précédemment comme l’égalité professionnelle ou les mesures du régime prévoyance ou encore ses obligations légales telles que les rattrapages de minimas conventionnels. Décrite comme une « mesure sociale », l’augmentation des cotisations prévoyance n’est pas sans corrélation avec une augmentation des arrêts de travail dont une partie au moins est en lien direct avec les risques psycho sociaux et le mal être au travail. Utiliser ces 0,03% de masse salariale comme variable d’ajustement des NAO, en plus d’être mesquin, revient à créer un cercle vicieux ou les salariés n’étant pas reconnus pour leur investissement dans l’entreprise se retrouvent en mal être, qui parfois aboutira à un arrêt de travail, dont le nombre cumulé entraînera à terme une augmentation des cotisations de prévoyance, qui à leur tour servira d’excuse pour ne pas augmenter les salariés…


Au 1er mai le SMIC aura augmenté de 6.9% depuis janvier 2020, les salaires de la grande majorité des salariés d’Atos, eux, se verront, de fait, rattrapés d’autant. Pour FO, perdre d’argent en travaillant est inacceptable ! Avec les autres syndicats et les salariés, nous continuons de nous mobiliser et revendiquer les augmentations générales sans lesquelles le climat social déjà morose continuera de s’assombrir.

Afficher les commentaires