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19 / 01 / 2026 | 8 vues
Mireille Herriberry / Membre
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Télétravail à la Société Générale : pas question de valider une nouvelle charte restrictive

Une nouvelle charte au sein de Société générale acte un net recul du travail à distance. Les salariés du bancassureur ne sont toutefois pas concernés par ces nouvelles mesures.

 

Notre syndicat  dénonce le dépôt par la Direction de la Société Générale d’une charte télétravail présentée comme une avancée, alors qu’elle entérine en réalité une régression majeure des droits des salariés.
 

Derrière l’affichage d’un jour de télétravail flexible par mois, la Direction impose surtout un cadre maximal limité à un jour par semaine, bien en deçà des pratiques existantes et des attentes largement exprimées par les salariés. Notre syndicat  refuse cette vision uniformisée et descendante, qui nie la diversité des métiers, des organisations et des situations individuelles.

 

Les prétendues flexibilités annoncées masquent mal :
 

  • des exclusions persistantes, notamment au sein de SGRF(comité Gestion Risque Fatigue (SGRF) )
  • des dispositifs conditionnés, restreints ou renvoyés à plus tard,
  • et une volonté claire de contraindre le retour massif sur site, en particulier dans les centraux parisiens, sous couvert d’aménagements immobiliers.

 

Rappelons que le télétravail a fait ses preuves : performance, continuité d’activité, engagement des salariés et qualité de vie au travail. Le remettre en cause aujourd’hui relève d’un choix idéologique, déconnecté des réalités du terrain.
 

En matière de télétravail, la Société Générale ne se contente pas de pénaliser ses salariés : elle tire tout le monde vers le bas. Là où les entreprises qui comptent modernisent l’organisation du travail, la Société Générale recule. La Société Générale aurait pu être un modèle social ; elle fait le choix inverse en s’enfermant dans une politique archaïque, en rupture avec les réalités du travail d’aujourd’hui.

 

Notre syndicat  alerte sur les conséquences humaines de ces choix : derrière cette politique restrictive se profilent une aggravation des situations personnelles, des risques psychosociaux accrus, des décrochages professionnels et, à terme, de nouvelles démissions.

 

Il n'entend pas se  satisfaire pas de mesures cosmétiques et réaffirme ses revendications :
 

  • un télétravail réellement choisi et négocié,
  • des droits au minimum équivalents à l’existant,
  • la fin des exclusions injustifiées,
  • et une prise en compte réelle des situations individuelles, sans conditions restrictives.

 

Notre syndicat  ne cautionnera pas une charte qui recule sous couvert d’harmonisation.

Il appelle les salariés à rester mobilisés et à se tenir prêts à défendre collectivement leurs droits.

 

NDLR: Finalement seul le SNB a donné son accord à cette nouvelle charte...et faute de majorité, il invite la Direction à une mise en place unilatérale...les salariés apprécieront !

 

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