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21 / 09 / 2022 | 189 vues
Cgt Macif groupe / Membre
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Négociations salariales à la Macif : le compte n'y est pas

Dans une lettre ouverte à l’employeur, les organisations syndicales s'étaient engagées à placer en priorité la question du pouvoir d’achat avec une augmentation générale pour tous les salariés, lors de la réunion paritaire du 15 septembre.


La CGT avait comme feuille de route l’obtention :

 

  •  De 5% d’augmentation générale sur tout le salaire (rattrapage de l’inflation)
  • D’une revalorisation des minima de grilles de salaire
  • D’un 3e jour de télétravail pour ceux qui le souhaitent


La direction a proposé, sur la question du pouvoir d’achat, une prime “partage de la valeur” (prime Macron) d’un montant global de 1500€ avec versement de1000 € en octobre et 500 € en janvier. Outre de n’être pas pérenne dans le salaire, cette prime est injuste pour nombre de salariés car la direction la conditionne entre autres au temps de travail. Autrement dit, si tu es à temps partiel, ou si tu as opté pour le “choix du choix” à 90%, ou encore si tu as été en arrêt maladie, tu as subi l’inflation comme les autres mais tu toucheras moins: c’est la double peine!


La direction a refusé de parler d’augmentations générales immédiates mais, moyennant signature et accord immédiat sur la prime Macron
proposée, elle a promis une augmentation générale en 2023 avec application au 1er janvier, sans aucun engagement de sa part sur le pourcentage !


La CGT, fidèle aux revendications portées dans la lettre ouverte, a refusé le chantage de l’employeur et indiqué vouloir revenir vers les salariés, en précisant que le compte n’y est pas. Cependant la CFDT et la CFE-CGC ont d’ores et déjà déclaré être sur une tendance favorable, malgré l’absence d’augmentation générale immédiate. Leur lutte aura été bien courte !
 

Quelle est l’analyse de la CGT ?
 

Alors que nous étions en position de force, l’annonce rapide d’une intention de signature par les 2 organisations syndicales a mis un coup d’arrêt à toute possibilité d’obtenir l’augmentation générale demandée et limité le montant de la prime. L’employeur a en effet rapidement
et facilement monté les enchères en cours de réunion en commençant par 1000 € pour finir à 1500 €.


Contrairement au chantage de la direction, même en l’absence de signature, la prime n’aurait pas pu être remise en cause et aurait fait l’objet d’une application unilatérale, la direction l’avait dit en début de séance (sa communication était d'ailleurs déjà prête).


Pour les mêmes raisons, elle n’aurait pas pu revenir sur son annonce d’augmentation générale au 1er janvier. D’un point de vue stratégique, il aurait fallu négocier le pourcentage d’augmentation générale avant sa date d’effet. Verrouiller une date au 1er janvier, c’est prendre le risque d’une augmentation générale moins importante qu’en juillet, car l’employeur se fixe une enveloppe pour les dispositifs d’augmentation et la pilote pour ne pas la dépasser.
 

La CGT appelle d’ores et déjà les salariés à se mettre en grève le 29 septembre pour peser sur les négociations*qui se dérouleront jusqu’au 19 octobre et la NAO 2023 !

 

* Thèmes de négociations prévus: avenant à l’accord télétravail, examen des minima de rémunération, extension de l’indemnité de lieu de travail à certaines agglomérations, reconnaissance élargie des mobilités internes et valorisation de la prise de fonction managériale.

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