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08 / 04 / 2024 | 44 vues
Zaïnil Nizaraly / Abonné
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Les sénateurs s’attaquent au droit de grève

Le droit de grève est un droit fondamental : Non aux propositions de lois liberticides ! Plusieurs propositions de loi ont été lancées dans la nature par des parlementaires pour attaquer le droit de grève dans les secteurs des transports. La plus récente est la proposition de loi adoptée mercredi dernier  en commission au Sénat qui entend limiter le droit de grève dans les transports publics..

 

Le texte souhaite également s’attaquer aux « détournements » de l’exercice du droit de grève, en luttant contre le « recours abusif aux préavis dormants ».

 

Les sénateurs envisagent tout simplement la possibilité d’interdire le droit de grève pendant les heures de pointe durant des périodes « neutralisées » pouvant aller jusqu’à 7 jours consécutifs et dans la limite de 30 jours par an, couvrant ainsi les départs en vacances ou bien les jeux olympiques…


Pour les  Fédérations FO Transports et Logistiques UNCP et FEETS-FO, le droit de grève est un droit fondamental et ces remises en cause seraient inconstitutionnelles. D’autant plus, que l’exercice du droit de grève fait déjà l’objet de nombreuses restrictions selon les modes de transports : préavis, déclarations individuelles, service minimum…Nous rappelons que l’usage de la grève n’est que le dernier recours des syndicats pour faire respecter les droits des salariés ou répondre à l’absence de volonté de compromis de la part des employeurs.


C’est pourquoi, plutôt que de remettre en cause ce droit fondamental, nos fédérations ont appelé les représentants du Sénat à questionner les causes de l’échec de la négociation collective qui conduisent à la grève lors de l’audition qui a eu lieu le 29 mars dernier.


Nous appelons solennellement les parlementaires comme le gouvernement à ne pas écorner le droit de grève pour les salariés des transports plus qu’il ne l’est déjà lors de la séance publique du 9 avril. Si ce n’était pas le cas, nous nous tenons prêts à nous mobiliser par tous les moyens
 

Pour la Confédération , cette nouvelle attaque contre le droit de grève est inadmissible. Personne ne fait grève par plaisir, le droit de grève est un moyen d’action et de revendication dont disposent les salariés lorsque la négociation n’a pas été possible ou lorsque celle-ci n’a pas abouti à un accord satisfaisant.

 

Malgré les tentatives récurrentes visant à la limiter, la grève demeure un acquis fondamental de la démocratie sociale et un droit constitutionnellement reconnu.

 

Cette proposition de loi doit être examinée au Sénat en séance publique le 9 avril. FO demande aux parlementaires de rejeter ce texte et au gouvernement d’émettre un avis défavorable et à cesser de remettre en cause le droit de grève.

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