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24 / 01 / 2020 | 119 vues
Vincent Hernandez / Abonné
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Dans l'attente d’une nouvelle feuille de route d’EDF

Printemps 2019, branle-bas de combat à l’annonce de la renationalisation totale du nucléaire et de la séparation des activités du groupe EDF dans deux entités :
 

  • EDF « bleu » où l'on isole le parc nucléaire, thermique, hydraulique, l’ingénierie et les nouveaux projets nucléaires ;
  • et EDF « vert » où l'on filialise avec une ouverture du capital et une mise en bourse de commerce et DSEI, auxquelles s’ajoutent Enedis, EDF renouvelable et Dalkia. La scission d’EDF impliquerait : filialisations, futures sorties statutaires, suppressions d’emplois, réorganisations etc.
     

Fin de l’histoire dictée par les banques d’affaires ayant pour seul objectif un groupe plus attractif pour les marchés financiers ? C’était sans compter sur la forte mobilisation des salariés de près de 50 % de grévistes.
 

Cette forte réaction a provoqué un statu quo en attente d’une nouvelle feuille de route d’EDF, d’une décision du gouvernement qui renvoie la balle à l’entreprise et de Bruxelles qui exige toujours plus de libéralisme. Le gouvernement n’assume plus le projet Hercule qui est considéré comme un projet d’EDF : c’est là une première victoire.
 

Comment permettre le développement d’EDF ?
 

EDF a besoin d’argent mais il faut situer les responsabilités dans ses difficultés : dividendes exorbitants et investissements internationaux hasardeux ou coûteux. Sans compter la question de la régulation du nucléaire à réformer, suite à des directives européennes et à la loi NOME de 2010. Avec un accès régulé à l’électricité nucléaire historique à 42 euros/MWh jusqu’en 2025, l’ARENH handicape le développement d’EDF et n’a permis qu’à certains de se constituer des fortunes personnelles aux dépens des consommateurs, comme en 2016 lorsque le marché de gros était à moins de 30 euros/MWh...
 

Privée de rentrées rémunérant suffisamment son parc de production, l'entreprise doit assumer sa mission de service public avec un changement climatique plus menaçant, dans le grand carénage, les renouvelables et demain dans le nouveau nucléaire.
 

Pour nous, la nouvelle feuille de route que le gouvernement doit donner à EDF doit s’appuyer sur le développement de nos missions de service public et ne pas se faire au détriment du personnel et des consommateurs, les grands perdants. C'est d’un changement de cap profond que l’entreprise a besoin.

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