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06 / 11 / 2020 | 205 vues
Frédéric Homez / Membre
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APLD, APC et moyens du dialogue social : signatures de trois accords de préservation des emplois au sein du groupe ADF

Pendant trois mois de négociations pour éviter les licenciements et préserver les emplois, notre organisation syndicale a fortement et résolument œuvré en obtenant des garanties et en limitant des mesures d’économies supplémentaires.
 

Avec l’aval des délégués syndicaux FO du groupe ADF et de la secrétaire fédérale en charge du secteur, l’équipe FO a signé trois accords :

  • activité partielle longue durée,
  • accord de performance collective,
  • et accord sur le dialogue social.

La CGT est également signataire.

 

Les problématiques auxquelles il a fallu faire face étaient :

  • une crise sanitaire du covid-19 et une crise économique ;
  • une baisse de travail engendrée par cette crise et qui a intensifié la concurrence ;
  • des clients qui ont revu leurs investissements à la baisse ;
  • une visibilité très réduite sur toutes les activités, notamment l’aéronautique ;
  • d’importantes concessions sur les prix de vente ;
  • et, à l’échelle du groupe, une accélération des disparités de charge entre secteurs et régions.
     

Nos revendications étaient de :

  • pérenniser le groupe ;
  • éviter les plans sociaux et les licenciements collectifs ;
  • et maintenir les salaires le plus possible, surtout les plus bas et les plus fragiles.
     

Les leviers d’action que nous avions définis :

  • se donner le temps nécessaire pour que l’activité redémarre ;
  • maintenir l’activité partielle sur 12 à 24 mois par le dispositif d’activité partielle de longue durée, ce qui n’était possible que par la signature d’accords, dont celui de l’APC ;
  • à une échelle géographique plus large, obtenir une charge de travail suffisante pour assurer une activité d’au moins 60% du temps de travail à tous les salariés ;
  • partager le travail et les ressources entre les entités du groupe ;
  • et renforcer l’agilité et l’employabilité par la formation et la mobilité.

 

Les accords prévoient des garanties et des engagements forts de la direction du groupe en excluant tout PSE.
 

Parmi les principales clauses, citons :

  • le maintien de l’emploi ;
  • une exclusion de PSE durant 24 mois ;
  • un gel des salaires pour 2020 et 2021, sauf pour les salariés dont le taux horaire est inférieur ou égal à 12 € bruts (augmentations individuelles indexées sur l’évolution du SMIC) ;
  • une augmentation générale de 1,5 %, hors NAO en 2022 ;
  • le maintien de la prime 13e mois ;
  • la prise en compte des grands déplacements en les revalorisant suivant le nombre de jours, les repas et le logement ;
  • la revalorisation des indemnités kilométriques ;
  • les primes d’astreintes sont revalorisées en semaine et le week-end ainsi que pour le panier ;
  • l’assurance au minimum de 60 % d’activité pour tous ;
  • des mesures et des effets individuels équitables ;
  • des clauses de révision pour adapter les mesures suivant l’évolution de la santé économique.
     

Durée des accords du 1er octobre 2020 au 30 septembre 2022, sauf si l’activité reprend durablement.

 

(*) Plus d'infos sur AFD.

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