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27 / 02 / 2019 | 18 vues
Jacky Lesueur / Abonné
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« Nous construisons une relation de confiance en dépassant le cadre strict de la notion d’adhérent » - Roland Berthilier, MGEN

Roland Berthilier, président de la MGEN, fait le point sur le renouvellement du processus de réferencement dans l'Éducation nationale et l'ensemble de la fonction publique d'État, le débat qui est rouvert sur la protection sociale complémentaire des fonctionnaires et son approche des choses au sein du groupe VYV.


Quels enseignements tirer du renouvellement du référencement avec un contexte de concurrence accrue au sein de l'Éducation nationale ?


C’est un gage de confiance que nous envoie le ministère de l’Éducation nationale avec le renouvellement de ce référencement. Malgré l’arrivée de la concurrence, les agents continuent de plébisciter notre mutuelle. Les résultats de souscription à la dernière rentrée de septembre sont supérieurs aux années précédentes. La MGEN dispose d’un savoir-faire unique à destination des agents du ministère de l’Éducation nationale.

Notre différence est notre engagement global envers les agents de l’Éducation nationale. Nous fonctionnons dans une relation de pair-à-pair qui, outre la confiance qu’elle instaure, permet une réactivité pour une adaptation aux besoins exprimés par nos adhérents. C’est de cette manière que notre gamme d’offres s'est construite et que nous y avons systématiquement inclu la prévoyance. Mais être une mutuelle, c’est aussi être un acteur global de santé. Là encore, nous construisons une relation de confiance en dépassant le cadre strict de la notion d’adhérent. Nos dispositifs de prévention et certains de nos dispositifs sociaux d’urgence sont ouverts à tous les agents de l’Éducation nationale, par exemple.
 

Pour autant la MGEN a été référencée dans de nombreux ministères ; lesquels ? Pense-t-elle s'ouvrir à d'autres secteurs de la fonction publique ?


La MGEN a été référencée pour les agents du Ministère de la Transition écologique et solidaire, et du Ministère de la Cohésion des territoires et des Relations avec les collectivités territoriales en novembre dernier. Le précédent appel d’offres avait été remporté en 2009 par la MGET (Mutuelle générale environnement & territoires), mutuelle ayant fusionné avec la MGEN le 1er janvier 2016. Avec nos mutuelles partenaires du groupe VYV, nous avons été référencés par les ministères des Affaires sociales, des Solidarités, de la Santé et du Travail en mai dernier. Aujourd’hui, la MGEN est référencée auprès de dix ministères.

Pour l’année 2019, nous avons engagé des réflexions pour répondre aux sollicitations des agents hospitaliers. Avec nos partenaires de VYV, nous souhaitons en effet proposer des solutions aux agents de toutes les versant de la fonction publique.

Le débat sur la protection sociale complémentaire des fonctionnaires annoncés (en suspens depuis des mois) devrait être relancé dans les prochains jours. Comment voyez-vous les choses ? L'État-employeur a-t-il vraiment une réelle volonté (ou même la possibilité financière) d'aligner sa participation sur celle demandée aux employeurs privés ?


Pour commencer, il faut savoir qu’actuellement, l’État-employeur participe à la protection sociale de ses agents à hauteur de 1 % de la cotisation environ, quand le législateur exige une participation d’au moins 50 % aux employeurs privés.

Il ne me paraît pas possible aujourd’hui que l’État puisse consentir un tel effort, qui représenterait plusieurs milliards d’euros chaque année. La MGEN a su construire un modèle économique comptant sur la solidarité intergénérationnelle des agents de la fonction publique. Une solidarité entre actifs et retraités qu’on ne retrouve pas dans les contrats collectifs obligatoires. C’est une spécificité dont nous sommes fiers. Nous disposons d’un savoir-faire qui a su faire ses preuves en 72 ans.

Ce que nous attendons de l’État, c’est de mieux prendre en compte nos spécificités mutualistes et les spécificités de nos adhérents, pour que nous puissions continuer d'offrir une protection complémentaire de qualité à ces agents. Seul un crédit d’impôt pourrait apporter une réponse à la couverture complémentaire pour tous.

Nous sommes plus largement attentifs au débat sur la réforme de la fonction publique. Les pistes de travail du gouvernement, comme la rémunération au mérite ou le recours à davantage de contractuels, auront un effet sur l’organisation de notre modèle basé sur la rémunération mais aussi sur nos modalités d’intervention, afin de pouvoir continuer d'offrir des solutions de santé et de prévoyance auprès de tous ceux qui œuvrent pour l’intérêt général, quel que soit leur statut.

La MGEN a été un acteur majeur et moteur dans la construction du groupe VYV. Quel bilan en tirez-vous ? Quelles synergies ont pu se développer ? Comment se présentent les choses en termes de perspectives ?

Après un an et demi d’existence, le groupe VYV confirme la pertinence et la justesse du modèle mutualiste. L’arrivée de Chorum, de SMACL Assurances et du groupe Arcade en 2019 témoignent de la vitalité de notre projet.

Grâce à cette dynamique, la MGEN a remporté de nouveaux appels d’offres avec la MNT et Harmonie fonction publique en 2018. Nous comptons bien voir ces succès devenir des habitudes. Mais si nous partageons désormais une culture commune, je suis très attaché à préserver la proximité que nous entretenons avec nos adhérents.

En termes de perspectives, le groupe VYV s’est doté des moyens de ses ambitions en créant VYV Invest qui est en capacité d’investir dans six domaines stratégiques (innovation, services, assurance, international, offre de soins et logement) pour renforcer la gamme de services et de produits proposés aux adhérents des mutuelles du groupe.

Avec la constitution du groupe Arcade-VYV, de nouvelles opportunités s’offrent à nous dont l’ambition est de rapprocher l’habitat et la protection sociale pour construire un modèle unique et innovant d’habitat social.

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