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18 / 12 / 2023 | 37 vues
Christian Grolier / Abonné
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La politique du logement des agents publics ne peut pas se faire sans leurs syndicats !

La politique du logement des agents publics ne peut pas se réduire à des annonces par voie de presse de la création du CILAP le 10 juillet 2023 (comité interministériel du logement des agents publics) et de la DILOAP du 11 décembre 2023 (délégation interministérielle au logement des agents publics) en écartant les organisations syndicales.

 


Un premier groupe de travail logement avait réuni pour la première fois les organisations syndicales des trois versants de la fonction publique, le 10 novembre 2023 … ce groupe de travail s’est résumé à une première présentation du plan d’action issue du premier CILAP, sans aucune information ni consultation préalable des organisations syndicales.


Pour nous , il est urgent qu’une instance de dialogue social soit mise en place. Les groupes de travail dédiés au logement des agents publics inscrits à l’agenda social 2024 sont annoncés comme ayant vocation à faire l’objet d’une concertation.

 

Ces  groupes de travail, devront nécessairement faire partie des thématiques soumises à la négociation et ne pourront pas être à l’identique de celui de novembre 2023 : de simples informations des décisions unilatérales du gouvernement.

 

Et la politique du logement ne serait se baser uniquement sur les résultats de la consultation Fonction publique + d’une partie des agents (90 000 sur 5.6 millions d’agents).

 


Il y a urgence à répondre à la problématique du logement dans sa globalité, dans un contexte de paupérisation des agents de la fonction publique et d’une crise du logement sans précédent.

 

Il y a urgence à mettre en place une vraie politique de logement globale améliorant l’accès au locatif privé, intermédiaire et social, les dispositifs d’attributions de logements, l’offre de logements sur l’ensemble des territoires accessibles à tous les agents (métropoles, ruraux et en outre-mer), l’indemnité de résidence dont la dernière circulaire modifiant certaines zones date de plus de 20 ans.


Autant de sujets qui doivent s’inscrire dans un dialogue social de qualité pour être à la hauteur des besoins des agents de la fonction publique pour leurs trouver des solutions abordables à cours moyen et long terme.
 

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Les organisations syndicales de la fonction publique CFDT, CFE-CGC, CGT, FA, FO, FSU, So-
lidaires, UNSA se sont réunies le mercredi 13 décembre pour échanger sur la politique menée
pour la fonction publique et la gravité de la situation faite à ses personnels, particulièrement en
matière de rémunération.


Elles constatent que faute d’investissements suffisants, la politique menée actuellement par le
gouvernement continue de fragiliser la fonction publique et les missions de service public qu’elle
assume.


Les organisations syndicales dénoncent en particulier l’absence de programmation de mesures gé-
nérales concernant les rémunérations, comme l’augmentation de la valeur du point d’indice, des
agent·es publics après des années de politiques d’austérité salariale.


Annoncée en juin dernier, l’attribution de 5 points d’indice au 1er janvier prochain ne pourra en
aucun cas compenser les effets de l’inflation qui se maintient à un niveau élevé. C’est de plus une
mesure prise au titre de l’année 2023. Et le gouvernement s’entête à refuser d’envisager toute me-
sure pour l’année 2024, c’est inacceptable !

Elles continuent  de revendiquer une revalorisation significative des rémunérations et des car-
rières pour stopper la paupérisation de l’ensemble des agent·es publics. C’est un enjeu de justice
sociale et d’égalité professionnelle, d’autant que les filières professionnelles les plus féminisées
sont aussi les moins reconnues. Or, les effets de la hausse des prix touchent davantage les
agent es publics les moins bien rémunéré·es tant ils touchent les dépenses et produits de première⋅
nécessité.


En l’absence d’ouverture de négociations salariales pour 2024, les organisations syndicales repré-
sentatives se réuniront à nouveau au mois de janvier pour décider des modalités d’une journée de
mobilisation unitaire pour le mois de mars 2024.