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16 / 03 / 2021 | 87 vues
Cfe-Cgc Métallurgie / Membre
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La stratégie de Bosch pour adapter l’outil industriel avec des départs « naturels » uniquement n'est pas possible

L’annonce de la suppression de 59 emplois chez ELM Leblanc à l’horizon 2022, sur les deux sites de production de Drancy et de Saint Thegonnec, par la direction du groupe Bosch France, essentiellement sur des postes de production, de services de support et de R&D, a provoqué la colère de la CFE-CGC. Colère d’autant plus vive que la direction envisage ces suppressions de postes (soit près de 10 % de l’effectif global des deux sites) uniquement en départs « naturels », sans aucune intention de les accompagner socialement, avec la seule motivation d’adapter l’outil industriel dans la durée et gagner en compétitivité et en rentabilité.
 

Cette stratégie n’est tout simplement pas possible, sans que cela ne passe par une « casse sociale ». Dubitative sur cette annonce, la CFE-CGC a demandé une étude de la pyramide des âges des salariés des sites concernés entre le 11 février et le 11 mars (date du dernier CSE-C), afin de pouvoir comprendre les motivations de la direction.
 

Nous poussons un « coup de gueule » et dénonçons les arbitrages d’une stratégie permettant inéluctablement au groupe Bosch de se séparer de ses outils de production, par le biais d’une même méthode appliquée à nombre de sites, dont celui de Rodez. Même si l’entreprise semble vouloir garantir 500 emplois entre 2025 et 2027 quelle que soit l’évolution du diesel et sans aucune fermeture annoncée à terme, le périmètre industriel sera adapté. C’est bien là où le bât blesse. La suppression de 700 emplois en quatre ans, sans mesure contrainte, paraît impossible.


La CFE-CGC exhorte la direction à ouvrir des négociations sur les mesures d’accompagnement sans tarder, pour pouvoir répondre aux situations individuelles des salariés concernés, et demande le développement de produits d’avenir permettant d’accompagner la transition énergétique dans les deux usines, produits sans lesquels la pérennité des usines ne saurait être préservée. Où est la responsabilité sociétale de l’entreprise dans ce nouveau plan stratégique ?

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