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07 / 11 / 2012 | 18 vues
Rafaël Nedzynski / Membre
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Nouveau PSE chez Doux

Mardi 30 octobre, la direction du groupe Doux a annoncé aux organisations syndicales que 87 emplois allaient être supprimés au siège social (en plus des 30 démissions depuis cet été) et sur le site de Père Dodu à Quimper.

De plus, le plan de continuation de Charles Doux n’a pas fini de causer des ravages sociaux (après les 833 licenciements du mois de septembre) puisque plusieurs sites sont en vente dans le Morbihan et dans le Finistère.

De nombreux contrats de travail comportent des clauses de mobilité, selon le nombre de salariés qui accepteront de changer de lieu de travail, et selon la stratégie des repreneurs qui ne conserveront pas tous les salariés, le nouveau PSE en cours pourrait porter le total des licenciements de 87 à 130.

D’autre part, le groupe se sépare d’un manoir ainsi que de terrains à Quimper, dont les salariés sont ravis d’apprendre l’existence.

Plusieurs CCE sont d’ores et déjà programmés les 13, 20 et 27 novembre pour faire le point sur la situation.

Le CCE du 27 devra permettre de dresser un bilan sur la période d’observation à laquelle le groupe Doux est soumis avant l’avis définitif du tribunal de commerce de Quimper devant être rendu le 28 novembre.

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«On n’arrivera pas à s’en sortir, la seule interrogation c’est de savoir comment les gens vont être mangés, rapidement ou à petit feu», réagit Nadine Hourmant, déléguée syndicale centrale FO chez Doux à l’annonce d’un nouveau PSE. Le 30 octobre, la direction du géant de la volaille a dévoilé aux organisations syndicales la suppression de 87 emplois au siège du groupe et sur le site Père Dodu de Quimper. Mais ce plan pourrait augmenter jusqu’à 130 postes. Il n’est pas dit que tous les salariés acceptent la mobilité dans le cadre du reclassement interne et plusieurs sites jugés non stratégiques sont en vente dans le Morbihan et le Finistère. «Après avoir liquidé le pôle frais, la direction s’attaque maintenant au pôle élaboré, elle veut récupérer un maximum d’argent», s’inquiète Nadine Hourmant. Le groupe est en redressement judiciaire depuis le 1er juin 2012, avec une période d’observation de 6 mois. Dans le cadre du plan de continuation, 833 emplois ont déjà été détruits en septembre dernier. AVIS DÉFINITIF LE 28 NOVEMBRE Des comités centraux d’entreprise sont programmés les 13, 20 et 27 novembre pour faire le point sur la situation. Le tribunal de commerce de Quimper doit rendre son avis définitif sur le plan de continuation le 28 novembre. Mais la direction de Doux souhaiterait prolonger la période d’observation jusqu’en mai 2013. «Le groupe n’est pas sauvé, il y a encore trop d’inconnues, poursuit la déléguée FO. Le plan de continuation ne nous sera pas présenté avant mi-février 2013. Et pour endormir les juges, la direction nous a annoncé une négociation sur une hausse des salaires en novembre, alors qu’ils sont gelés depuis cinq ans, c’est de la manipulation.»