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01 / 02 / 2019 | 19 vues
Cgt Macif Idf / Membre
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Les élus CGT interpellent la direction de la Macif

Voici ce que la CGT a déclaré au CCE d'hier :
 
Dans son édition du 23 janvier 2019, l'article intitulé « Une augmentation en or Macif » dans Le Canard Enchaîné met en exergue « le cadeau de fin d’année reçu par le patron de la Macif Alain Montarant », soit une hausse de 62,5 % pour un revenu cumulé annuel de près de 400 000 €. 
 
Les élus CGT dénoncent cette augmentation scandaleuse quand, dans le même temps  la NAO s’engageait avec une proposition à zéro euro d’augmentation générale.  

La direction refuse jusqu’ici de commenter les décisions politiques de cette augmentation mais considère que « 62,5 % pour une personne (Alain Montarant), ce n’est rien », reprenant ainsi à son compte l’adage de Jean de La Fontaine : « Selon que vous serez riche et puissant, les jugements de cour vous rendront blanc ou noir ».
 
Encore une fois, la rigueur salariale prônée par la direction s’applique uniquement aux salariés. Les élus CGT dénoncent ce mépris des salariés quand Alain Montarant s’octroie quasi exclusivement le bénéfice des résultats de la Macif, s’attribuant « la dynamique positive, la stratégie mise en œuvre depuis 2015 et les transformations majeures du groupe ». 

Il oublie au passage que cette dynamique est d’abord le fruit du travail des salariés qui, eux, ont en contrepartie toujours plus d’objectifs, plus de pression et moins d’effectifs.
 
De plus, avec l’accord du conseil d’administration, « Macifutur » a validé la casse de notre  statut social. Le bouleversement de nos métiers et la flexibilité imposée à tous les niveaux  génèrent un climat anxiogène dans l’entreprise : 45 %  des salariés se disent émotionnellement vidés par le travail.

Alors qu'une profonde colère soulève le pays et les salariés de la Macif et au moment où une majorité de Français est en lutte pour défendre son pouvoir d’achat et obtenir de meilleures conditions de travail et plus de justice sociale, les dirigeants de la Macif (au même titre que le gouvernement) ne peuvent plus ignorer ces revendications en témoignant un mépris de classe. Alain Montarand doit quitter la roue des dirigeants capitalistes assoiffés de pouvoir et d’argent qui, à force de cupidité, finissent sous les feux de l’actualité en portant préjudice à leur entreprise.
 
À l’heure où la Macif exige l’exemplarité et où l’on demande aux salariés de s’engager à signer une « condition d’honorabilité », nous demandons officiellement à Alain Montarant et aux administrateurs de renoncer à leurs augmentations jugées indécentes par une majorité de salariés.

Enfin, les élus CGT demandent une augmentation générale à minima de 8 % pour les salariés, laquelle ne constitue même pas un rattrapage des retards accumulés depuis des années.

Hier, la négociation s’est clôturée avec notamment une augmentation générale de 1,4 %, une enveloppe d’augmentation individuelle de 0,5 % et 1 100 € de complément d’intéressement.

La conclusion est que seule la CFDT a accepté de signer ces mesures salariales. La CGT et la CGC ont refusé de signer ce qui aboutit à un accord unilatéral de la direction. Cette décision de clôturer la négociation sans l’adhésion majoritaire des syndicats confirme un parfait mépris des salariés grévistes des 28 et 30 janvier derniers.

Par ailleurs, après l’intervention répétée de la CGT et face au refus de l’employeur d’aborder les conditions de travail, les autres organisations nous ont rejoints et ont soutenu notre demande de réunions spécifiques sur le sujet. 
 
La CGT ne valide pas les mesures salariales proposées très en deçà du besoin des salariés et d’une vraie redistribution des richesses. La CGT ne lâchera rien sur les revendications collectées auprès des salariés et continuera de lutter auprès d’eux pour obtenir des conditions de travail décentes.
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