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13 / 10 / 2014 | 4 vues
Louis De Fouchier / Membre
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Inscrit(e) le 17 / 04 / 2014

La qualité de travail : une approche constructive des enjeux conjugués de compétitivité, santé au travail et climat social

Depuis des années, une rupture s'opère entre des modèles d'organisation et de management qui changent, pour que les entreprises demeurent compétitives dans un monde qui évolue, et ce que les salariés, qui nourrissent eux-mêmes des attentes nouvelles vis-à-vis du travail, peuvent supporter. L'intensification des risques psychosociaux témoigne de cette rupture.

Or, il faut constater que la tendance, dans les entreprises et jusqu'à aujourd'hui, a été de gérer ces risques, plutôt que de chercher à en éviter les conditions d'apparition. Pourtant, s'ils sont la conséquence de ces nouveaux modèles d'organisation et de management, ce n'est que par une action sur ceux-ci qu'il sera possible d'y remédier.

Une démarche de qualité de travail, seule, fonde la compétitivité de l'entreprise sur l'accomplissement de ses salariés dans leur travail.

C'est dans cette perspective que Cosmose propose une démarche de qualité de travail, dont l'essence est d'inclure dans l'organisation du travail et le mode de management le désir de tout salarié de « bien faire » son travail. Elle rend aux salariés la possibilité de faire un travail de qualité, étant observé que la qualité, par nature, se débat : elle s'apprécie en prenant en compte les enjeux et contraintes qui traversent l'entreprise.

Une démarche de qualité de travail instaure la possibilité d'un dialogue entre la direction et les parties prenantes à la réalisation d'un produit ou d'un service, pour permettre un partage de leurs logiques, contraintes et aspirations respectives.

Elle fait des salariés des acteurs et contributeurs actifs de la compétitivité de l'entreprise. Ils sont, par leur travail et le dialogue qu'ils nourrissent sur celui-ci, reconnus comme tels. Ainsi, une démarche de qualité de travail permet de prévenir, de fait, les risques psychosociaux mais elle est en réalité bien plus qu'une réponse aux seuls enjeux de santé au travail.

Les conditions de réussite d'une démarche de qualité de travail

S'inscrire dans une démarche de qualité de travail prend appui sur la volonté du dirigeant et des managers de :
  • donner à chacun la possibilité de contribuer à l’apport de solutions. Ce qui implique d'œuvrer en faveur de la mise en place d'une organisation qui laisse une possibilité d’expression dans son travail et de dialogue à tous les niveaux : dans le collectif de travail, entre services et le long de la ligne hiérarchique ;
  • porter une vision claire et simple comprise par tous et que chacun à son propre niveau peut s'approprier ;
  • faire confiance aux équipes pour mettre en œuvre cette vision.

Elle doit procéder d'une volonté sincère. Cette sincérité trouvera une traduction concrète dans le dialogue entre les acteurs qui, par nature, ne peut être sous-traité et dans les choix faits par la direction concernant l'organisation de l'entreprise ou son mode de management.

Une démarche simple à mettre en œuvre, faite d'échanges directs entre acteurs opérationnels et dirigeants

Une démarche de qualité de travail consiste à aborder les manières de travailler pour les améliorer, de manière concertée entre les acteurs, dans le respect de leurs responsabilités respectives et à l'intérieur des orientations stratégiques décidées par la direction.

Une telle démarche se fonde sur un échange direct entre les acteurs sur les contraintes les plus concrètes qui s'imposent aux salariés et les ressources dont ils disposent. Elle vise ensuite la mise au jour, selon les mêmes modalités, des actions à mettre en place.

C'est en impliquant ses équipes que la direction se dote des moyens de comprendre ce qui, dans le travail, freine au quotidien la compétitivité de l'entreprise, fait perdre énergie, temps et argent en conflits, mène au désengagement ou à l'arrêt-maladie, voire au départ de ses talents.

C'est forte de cette compréhension nouvelle que la direction pourra, dans un second temps et avec le recul suffisant, décider des inflexions à apporter à l'organisation ou au management. Il s'agira de mesures à faible coût mais à haut retour sur investissement. Elles porteront, par exemple, sur les coopérations au sein d'un métier ou entre services, sur la latitude des managers pour expliquer et décider...

La qualité de travail, premier facteur de « qualité de vie au travail »


En se fondant sur la volonté des personnes de « bien faire leur travail », la qualité de travail constitue un modèle socialement vertueux de management permettant l'acquisition de gains de productivité. Elle dépasse les seuls enjeux légaux de santé au travail. Elle prend acte de ce que compétitivité, santé au travail et climat social forment un tout résolument unique et indissociable : l'un ne s'acquiert pas au détriment de l'autre.

Elle réunit ces trois enjeux, tout autant qu'elle surplombe celui de la « qualité de vie au travail », qui a fait l'objet de l'ANI du 19 juin 2013* : en effet, une démarche de qualité de vie au travail, pour faire réellement sens, ne peut, jamais, faire l'économie d'une démarche de qualité de travail. 


* Voir notre article sur le blog de http://cosmose.eu : « Où l'on voit que la qualité du dialogue en entreprise ne se décrète pas : l'ANI un an après ».
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