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13 / 01 / 2015 | 6 vues
Rodolphe Helderlé / Journaliste
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La dernière version du projet de charte éthique de l’ANDRH fait l’impasse sur la laïcité

L’idée de formaliser une charte éthique des DRH est née simultanément dans plusieurs réseaux (Le cercle des DRH, Personnel association, Entreprise & personnel) début 2014, avant d’être reprise par l’ANDRH. Le processus de validation finale est manifestement délicat.

La version de mars 2014 intégrait notamment la laïcité dans le chapitre intitulé « Considérer le respect de la personne comme non négociable ». Il était écrit que « Les hommes et les femmes conservent dans l’entreprise les garanties propres à leur citoyenneté, source de droits et de devoirs. Ils sont soumis aux mêmes règles en ce qui concerne le respect de l’autre et la laïcité ».

Dans le version du mois de novembre de l’ANDRH, ce point a évolué : « Les hommes et les femmes conservent dans l’entreprise les garanties propres à leur citoyenneté, source de droits et de devoirs. Ils sont soumis aux mêmes règles en ce qui concerne le respect de l’autre et de ses convictions ».

La laïcité a donc disparu au profit du respect des convictions. Certains DRH considant que c'était un sujet de controverse. Pour un autre, au contraire, « c'est un concept que nous devrions au contraire faire avancer dans l'entreprise ».

La charte devait être présentée officiellement lors de l'université de l'ANDRH qui se tenait à Lyon les 26 et 27 novembre. Ce sera pour plus tard. C'est Hubert Mongon, nouveau-vice président de l'ANDRH et vice-président RH de Mc Donalds en France et Europe du Sud, qui reprend le dossier.

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