La santé au travail, tant physique que désormais psychique, c'est d'abord s'assurer que la qualité du travail est garantie. C'est la responsabilité de l'employeur.
Les statistiques de l'assurance maladie (de sa branche des risques professionnels en particulier) et les comptes de résultat de certains contrats de prévoyance illustrent à quel point, au delà des discours et des "études", le retour sur investissement de la prévention ne s'impose pas comme une évidence dans les pratiques des entreprises.
« Burn-out », « bore-out »... Les anglicismes se succèdent et commencent à générer de la confusion et bon nombre d’idées reçues. À entendre certains commentateurs, le « burn-out » ou syndrome d’épuisement professionnel (SEP) ne serait dans les faits qu’une grosse fatigue. Il ne faudrait pas exagérer cette problématique.
Heureusement nous ne sommes pas tous sortis de l’ENA ou de l’école des directeurs d’hôpitaux !
Un décret du 11 février paru au Journal Officiel du 13 février modifie le décret de juin 1985 en matière d'hygiène et de sécurité au travail, ainsi que de médecine professionnelle et préventive dans la fonction publique territoriale.
Une personne se suicide toutes les 50 minutes en France. Parmi les victimes, deux patrons et au moins un salarié. À écouter les politiques et les médias, la responsable de ces drames serait toute trouvée : la crise. C’est encore plus vrai quand on évoque les 14 000 chômeurs qui se seraient donné la mort en 2014. Pensons-nous réellement qu’elle peut être la seule responsable ?
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