La santé au travail, tant physique que désormais psychique, c'est d'abord s'assurer que la qualité du travail est garantie. C'est la responsabilité de l'employeur.
Les statistiques de l'assurance maladie (de sa branche des risques professionnels en particulier) et les comptes de résultat de certains contrats de prévoyance illustrent à quel point, au delà des discours et des "études", le retour sur investissement de la prévention ne s'impose pas comme une évidence dans les pratiques des entreprises.
« Rendre la connexion des salariés visible, c'est mettre en lumière tout un travail invisible souvent non payé, réalisé gracieusement par les salariés soucieux de la qualité de leurs projets.
De plus en plus fréquent, l'épuisement professionnel (ou « burn-out ») n’a pourtant pas d’existence médicale. Pour comprendre cet effondrement professionnel et personnel, j'ai réalisé un documentaire qui donne la parole à ceux qui l’ont éprouvé dans leur chair et dresse un état des lieux alarmant du monde du travail.
De la médecine à la santé au travail ou inversement...
« Couvrez ce sein, que je ne saurais voir » - Le Tartuffe, Molière
Le chemin de la reconnaissance de l’épuisement professionnel en tant que maladie professionnelle inscrite au tableau des maladies professionnelles est parsemé d’épines.
Mon intervention en séance publique jeudi 1er février sur la proposition de loi de François Ruffin (rapporteur de la commission des affaires sociales), visant à faire reconnaître les pathologies psychiques résultant de l’épuisement professionnel comme maladies professionnelles. La majorité a voté une motion de rejet par 86 voix contre 34.
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