Participatif
ACCÈS PUBLIC
17 / 02 / 2016
Social Nec Mergitur / Membre
Articles : 275
Inscrit(e) le 25 / 11 / 2011

À la mairie de Paris, le travail est vraiment au bord de la crise de nerfs

Pauline Veron (adjointe en charge de la politique de la ville et de la démocratie et de la participation citoyenne) refuse de respecter une décision pourtant votée à la majorité par le CHS-CT de la Direction de la démocratie et des citoyens (DDTC). Laquelle direction assure entre autres le fonctionnement interne du Conseil de Paris, celui des cabinets des adjoints au maire ou encore les relations avec les associations de la capitale. Bref, un secteur sensible du côté de l’Hôtel de Ville.

Après un comité d'hygiène et de sécurité (CHSCT) très mouvementé l’an passé (lire ici),  on pensait que le conflit allait s’apaiser puisque les organisations syndicales, toutes tendances confondues, avaient fini par obtenir une expertise indépendante avec un cabinet agréé par le ministère du Travail pour analyser les conditions de travail à la DDTC. « Il s’agit de concrètement analyser les risques organisationnels et la combinaison de ces risques pour les agents : intensité du travail, augmentation de la charge de travail sans moyens suffisants, conflits de valeur... », précisaient ainsi les représentants du personnel dans un communiqué (lire ici). C'était même « du jamais vu à la Ville de Paris pour une reconnaissance de la souffrance au travail et des risques psycho-sociaux », selon les organisations syndicales.

Mais la mairie de Paris a décidé de s’assoir sur les décisions du CHSCT, au risque de provoquer une nouvelle fronde sociale, voire de devoir faire face à une plainte pour « entraves syndicales » en refusant que le cabinet désigné puisse commencer son enquête. Selon plusieurs sources, la ville craindrait les conclusions à venir. Et la municipalité socialiste de choisir un cabinet moins regardant pour mieux lui dicter la marche à suivre.

Une procédure qui met même le nouveau cabinet d’expertise dans l’embarras puisque celui-ci a déclaré devant les représentants du personnel « qu’une expertise décidée par les élus du CHSCT ne se passe pas comme cela et qu’il n’y a pas de comité de pilotage d’habitude ».

Enfin, le détail qui tue : le Conseil de Paris s’est vu présenter une délibération municipale pour commander un logiciel sur la « gestion de la santé au travail et la prévention des risques professionnels pour l’ensemble des agents de la Ville ». Du pur mergitur. Pas de doute, à la mairie de Paris, le travail est vraiment au bord de la crise de nerfs. De quoi relancer les maigres ventes du livre d'Anne Hidalgo malgré des critiques dithyrambiques (lire ici).

 

Pas encore de commentaires