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20 / 10 / 2014 | 5 vues
Serge Legagnoa / Membre
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Remaniement ministériel : le ministre de l’Économie remplace le ministre du Travail sur le dossier du travail du dimanche

Emmanuel Macron, ministre de l’Économie, vient d’annoncer son intention de remettre en cause le repos dominical et menace ainsi de nombreux emplois dans le commerce.

Les propositions de passer à 12 dimanches au lieu des 5 et de permettre aux gares d’ouvrir leurs commerces le dimanche ne favorisent que les grandes enseignes. C’est la mort du commerce en proximité des gares et en centre-ville.

Ceci contredit les nombreux accords locaux signés pour faire travailler en dessous de 5 dimanches.

Seules les grandes enseignes ont la capacité en termes économique et d’effectifs (en contrats précaires) d’ouvrir le dimanche.

Malgré cela, certaines d’entre elles ne pourront pas suivre. Alors, que dire des TPE et PME du commerce ?

Pour preuve, le dumping social dont le travail du dimanche a détruit de nombreux
emplois et entreprises.

  • Pour l’ameublement, But et Conforama se partagent la dépouille du n° 4 du secteur feu Mobilier Européen (FLY, Crozatier, Atlas, RAPP…).
  • Pour la parfumerie, Douglas est racheté par Nocibe.
  • Pour le bricolage, M. Bricolage est racheté par Kingfisher (Castorama et Brico Dépôt).

Jean-Claude Bourrelier PDG de bricorama (56ème fortune de France) s’est plaint à ses salariés que le dimanche ne faisait pas recette dans une communication. Dernièrement, il s’est étalé dans la presse pour faire état de son mécontentement de la concentration du marché du bricolage à 85 % par deux groupes.

Il était pourtant un acteur majeur pour la déréglementation. Il s’est mis la tête sur le billot.

Attention, avec 6 millions de chômeurs, il ne faut pas en rajouter !

Voir en ligne : FEC-FO - site internet.

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