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20 / 01 / 2023 | 220 vues
Laurent Djeballi / Membre
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Un accord finalement signé sur les nouvelles conditions de travail des machinistes-receveurs de la RATP

A l'issue de bien laborieuses négociations  sur les nouvelles conditions de travail des machinistes-receveurs de la RATP (( Bus et Tramways) et des personnels d'encadrement du département Réseau de surface (RDS),  les syndicats  FO et UNSA ont  réussi à signer le 6 janvier un accord avec la Direction qui vise à renforcer l'attractivité des métiers concernés. Pour mémoire, rappelons que pour préparer  l’ouverture à la concurrence dans le réseau des bus parisiens au 1er janvier 2025, la direction avait dénoncé début 2021 l’accord temps de travail des conducteurs. L'objectif  était clairement d’augmenter le temps de travail pour réduire les effectifs et les coûts de production.

 

Après de nombreuses discussions tout au long de l'année 2021, les négociations d’un nouvel accord avaient échoué en mai 2022, aucun syndicat n’ayant accepté de signer le projet porté par la précédente direction...qui a décidé d'un passage en force en août dernier, en imposant par décision unilatérale  une augmentation de 52 minutes du temps de travail par jour, pour une hausse salariale de 460 euros brut annuels.

 

Après avoir  multiplié les expertises, les actions en justice et les appels à la mobilisation, dont une grève quotidienne de 59 minutes à la prise de service, initiée à partir de mi-septembre...les négociations ont été réouvertes par la nouvelle direction qui a finalement accepté de revoir son approche du dossier.

 

L'accord majoritaire signé par FO et l'UNSA est donc d'importance.

 

Il porte notamment sur :
 

  • le temps de travail effectif
  • le nombre de repos annuels
  • la durée de référence journalière de travail
  • les temps de pause
  • l'aménagement et le décompte du temps de travail
  • la contrepartie salariale
  • les mesures  d'accompagnement liées au déroulement de carrière
  • la réévaluation de la prime Qualification Pénibilité
  • la favorisation  des mobilités vers d'autres métiers et les actions 'accompagnement au changement...
     

...entre autres

 

Pour l'essentiel, on retiendra :
 

  • une augmentation de salaire de 372 euros bruts (sur treize mois) pour les 18 000 conducteurs de bus et tramways de Paris et de la petite couronne.
  • une revalorisation de 20%  de la prime de qualification-pénibilité, à 70 euros bruts par mois.


En échange, le temps de travail va augmenter de 120 heures par an en moyenne, notamment par la perte de six jours de RTT par an d’ici à 2024. Par ailleurs, un volume de 1500 recrutements serait également envisagé pour 2023 ...

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