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17 / 03 / 2021 | 117 vues
Dejan Terglav / Membre
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PSE chez Pizza Pino : le mouvement social se durcit face à une direction inhumaine et l’absence de réaction des pouvoirs publics

L’avenir du mythique restaurant Pizza Pino des Champs-Élysées et de ses 97 salariés s’écrit chaque jour un peu plus en pointillés. Alors que l’entreprise a largement bénéficié d’argent public, notamment de prêts garantis par l’État (PGE), la direction de Pizza Pino a décidé un PSE avec des licenciements secs.

 

Plusieurs points démontrent que ce PSE est un « PSE d’opportunité » qui masque la volonté des actionnaires de démanteler le groupe dans la perspective de profits rapides, sans aucune considération pour les salariés qui ont contribué à la renommée de l’enseigne et qui ont consenti à de nombreux efforts sans contrepartie pour soutenir leur entreprise :

  • baisse des salaires dans le cadre d’un accord de performance collective, avec la promesse de la part de la direction de ne pas procéder à un PSE ;
  • aucun investissement ;
  • aucun projet pour s’adapter et se moderniser ;
  • et une absence totale de dialogue social.
     

La direction s’est simplement servie du prétexte de non-renouvellement du bail par Icade pour mettre ce plan social en place, imposer un rythme de négociation expéditif et se débarrasser des salariés « les plus anciens et les plus syndiqués » au plus vite.


En effet, aucune négociation sur des dispositifs alternatifs à cette catastrophe sociale n’a été entreprise par la direction : activité partielle de longue durée, plan de départ volontaire, reclassement des salariés sur les autres établissements etc. C’est inacceptable ! À chaque réunion de négociation, de plus en plus de salariés apportent leur soutien à leurs représentants en manifestant devant l’établissement des Champs-Élysées.

 

Notre fédération et ses syndicats de l'hôtellerie-restuaration ont lancé une pétition de soutien à l’ensemble des salariés concernés par un PSE mis en place dans des entreprises ayant largement bénéficié d’argent public. À ce titre, elle rappelle les propos tenus par la Ministre du Travail sur France Info le 11 février : « Les entreprises qui bénéficient d’un prêt garanti par l’État n’ont pas le droit de mettre un plan social en place ». Les pouvoirs publics doivent donc tenir leur parole et agir pour interdire les plans sociaux injustes et injustifiés.

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