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15 / 10 / 2026 | 3 vues
Jean-Philippe Milesy / Membre
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Pour un accord national interprofessionnel sur les salariés aidants !

Alors qu’une étude de la DREES a révélé que 49% de près des 6 millions d’aidants ne bénéficient pas de répits satisfaisants, l’OCIRP réunissait le 2 octobre à l’occasion de la Journée des aidants près de 250 personnes au studio 105 de la Maison de la Radio.

 

La manifestation organisée par le LabOcirp qu’anime Jean Manuel Kupiec  en partenariat avec ViaVoice gagne d’années en années en ampleur et en intensité réunissant les principaux acteurs de la question (ANDRH, institut 4-10, Orse…) mais aussi à haut niveau les partenaires sociaux

 

Si la nouvelle étude de ViaVoice ne marquait pas, hélas, d’évolutions notoires, avec des entrées de plus en plus jeunes dans l’aidance et une durée de celle-ci ayant tendance à s’allonger, les débats ont montré une prise de conscience et une implication de plus en plus forte tant des professionnels (DRH, structures expertes, associations) que des syndicats de salariés et organisation patronales sur un problème qui devient un problème majeur tant social qu’économique. De trop nombreux aidants salariés ont tendance à cacher leur situation qui affecte parfois de manière très importante leur travail.

 

Nathalie Chusseau, professeure d’économie à l’université de Lille, évaluait à 29 milliards les pertes des entreprises du fait des absences et des diminutions de capacités du fait d’une aidance non-assumée, c’est à dire non accompagnée, non prise en charge. C’est un « invisible » considérable !

 

Dialoguant avec Marie-Anne Montchamp, directrice de l’OCIRP, Maëlig Le Bayon, directeur de la Caisse nationale de solidarité pour l’autonomie (CNSA) —que Marie-Anne Montchamp avait présidée— soulignait que le vieillissement de la population allait entrainer l’entrée en perte d’autonomie de plus de 700.000 personnes d’ici 2050ce qui allait nécessiter 400.000 emplois nouveaux qui viendraient s’ajouter aux 300.000 sorties prévues dans le secteur.

 

Ce sont donc des enjeux majeurs dont il était question. Ces enjeux devraient provoquer la mise-en-œuvre d’une mobilisation et d’une complémentarité de l’ensemble des institutions sociales dans leur diversité.

 

C’est Marie-Anne Montchamp qui, signalant des accords de branche en nombre croissant en la matière — mais demeurant modeste, a évoqué la nécessité d’un Accord national interprofessionnel (ANI) « Aidants salariés ».

 

La proposition fut reprise par plusieurs des syndicalistes présents dont Denis Gravouil, secrétaire confédérale de la CGT qui souligna cependant que cette question se heurtait au manque de moyens consacrés à une amélioration des conditions du travail, alors que l’on assistait au développement des situations de précarité. Thierry Grégoire pour « Les Entrepreneurs » (ex-CPME) tint à préciser que de l’argent il y en avait notamment de la part des entreprises et la question était celle du fléchage de ces sommes sur des sujets sociaux majeurs comme celui des aidants.

 

Un ANI pourrait conduire à de nouvelles stratégies sociales de la part des entreprises, de nouveaux moyens pour les professionnels de l’accompagnement dans un effort de solidarité bet de fraternité.

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