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06 / 02 / 2026 | 9 vues
Jean-Philippe Milesy / Membre
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Meeting national pour les libertés syndicales

« C’était un bien chouette métingue » que le meeting national pour les libertés syndicales organisé par la CGT.

 

Au temps où MacNab daubait dans sa chanson les rassemblements populaires, se créaient partout en France, sous l’impulsion de Fernand Pelloutier, des Bourses du Travail et des Maisons du Peuple qui accueillaient alors les syndicats mais avaient aussi, dans l’esprit de leur promoteur, vocation à rassembler tous les formes du mouvement ouvrier :  les coopératives de consommation, les associations d’éducation populaire, les mutuelles ouvrières et les coopératives ouvrières de productions.

 

Outre les poursuites contre les militants syndicalistes, dans sa présentation à la presse et dans son discours de clôture, Sophie Binet a évoqué ces Bourses du Travail, ce patrimoine commun des travailleurs en lutte pour dénoncer ces communes qui entendent les fermer. La CGT a publié une première carte où soixante Bourses se voient menacées.

 

Alors que beaucoup se mobilisent autour des « lieux de mémoire » — ce que sont à coup sûr les Bourse de Lyon, de Paris où d’autres villes— ce sont des lieux essentiels d’une démocratie sociale vivantes que ces maires, de droite et d’extrême-droite, entendent détruire.

 

Comme le soulignait, lors du meeting, Luc Triangle, secrétaire général de la Confédération syndicale internationale (CSI), les syndicats sont les premières organisations auxquels s’attaquent les régimes autoritaires.

 

Alors que, pour reprendre l’expression de Sophie Binet, « il est minuit moins une !» et alors que la campagne pour les municipales bat son plein la question des Bourses du Travail est des plus importantes.

 

Il est donc urgent de se mobiliser autour des Bourses du Travail ou comme le fait ARCI en Italie des Maisons du peuple.

 

Mais, les amis de ceux qui, à l’instar de Gilbert Cette et consorts (voir ma précédente chronique sur le sujet) prétendent « sauver » la démocratie sociale, ne s’attaquent pas qu’aux Bourses. Depuis plusieurs années, d’autres lieux de cette démocratie sociale, sont en butte aux attaques de la droite et de l’extrême-droite : des propositions ont ainsi visé la disparition du Conseil économique, social et environnemental (CESE) et de manière récurrente des PPL et amendements souhaitent en faire de même avec les CESR.

 

Les néo-libéraux, à la suite d’Hayek et Friedman, montrent depuis des années leur détestation de la démocratie sociale et plus largement de la démocratie. La camarilla qui s’est choisi Donald Trump pour hérault où l’on trouve conservateurs autoritaires et libertariens, paradoxalement tout aussi autoritaires, illustre la rupture capitalisme et démocratie laissant place aux divers populismes.

 

La bataille pour la démocratie sociale est engagée. Elle est rude !

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