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17 / 06 / 2022 | 177 vues
André THOMAS / Abonné
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Management de transition à l'Afpa facturé 540 000 €

Quand l'Afpa s'offrait un directeur de centre pour 540 000 euros. Cela aurait pu se produire en 2020 comme le sous entend le journaliste qui manifestement a les preuves - ainsi que certains protagonistes de ce dossier.


Si, comme le souligne Info Social RH, une telle prestation de transition a été facturée, des questions bien légitimes se posent :


Cet article, pose des problèmes moraux, financiers et juridiques. Est-ce que la procédure des marchés publics a été respectée ou pas ? Comment une telle somme, qui représente un % non négligeable du budget, pouvait -elle être ignorée des tutelles alors que l'AFPA avait lancé un PSE ? Les événements du PSE à l’époque aboutissant finalement à une forme d’invalidation en décembre 2020 auraient-ils un lien avec le sujet ?


Sur le même ordre, est-ce que certains départs récents, DRH national en janvier, DR Haut de France en décembre, constitueraient-elles des sources d’explications ? Est-ce que certaines personnes au risque d’avoir cru s’étouffer à l'époque, se « libèrent » aujourd’hui ?


Tout ceci nous rapproche de la question centrale évoquée il y a 15 jours avec l’affaire Roland Berger révélée par une commission d’enquête du Sénat : comment un établissement public doté d’une personnalité morale, l’Etat, qui la gère, l’administre, peut-il se perdre avec des ressources intellectuelles, stratégiques, humaines, qui soient externes, au risque, de perdre sa morale et son identité fondatrice. Si tel était le cas, la banalisation de ce genre de pratique, et l'inculcation de tels concepts chez les cadres dirigeants, rend l’établissement public - ici l’Afpa – non assimilable à l’existant de sa mission. Or l’assimilation des établissement publics dans de la banalisation marchande devient une forme de discrimination avérée contre le personnel.


Avons nous le droit de nous poser des questions en tant que salariés de l’Afpa ou citoyen contributeur d'impôts ? N’y avait-il pas en interne, à l’Afpa, des ressources aptes à la gestion du centre de Douai Cantin ? N’y avait-il pas parmi la centaine de Directeurs de centre disponibles à l’époque, quelqu'un de suffisamment audacieux et doté des compétences similaires au dénommé prestataire.... pour 9 fois moins cher ?


Gaston Bachelard disait que la lumière ne dépend pas des esprits mais de la capacité de ceux-ci à quitter les trous noirs de la pensée pour y arborer l’essentiel : l’endroit du cœur. Dans le cœur de l'Afpa, se situent les salariés qui la font vivre. Et si on banalise leur action, c’est l’Afpa qui s’en va.


Cabinets privés à l'Afpa : suite et faim ? .... de vérité nous en avons tous besoin.
Charge à ceux qui doivent la transmettre de construire un projet de service public de référence. C’est le rôle d’un EPIC.

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