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18 / 03 / 2020 | 789 vues
Cgt Macif groupe / Membre
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Macif : nous gagnons enfin le droit de rester chez nous

Lors de la conférence téléphonique du 17 mars à 10h30 avec la direction, nous avons exigé la fermeture de l’ensemble des services et le seul recours au télétravail pour la poursuite réduite de l’activité. Cette demande a été relayée dans la France entière par les délégations CGT à travers des messages relatant la situation des divers établissements. Dans un premier temps, la direction a exclu la fermeture de tous les sites.


Nous avions pris la décision de déclencher un droit d’alerte pour danger grave et imminent  à tous les niveaux du groupe, soutenant les droits de retrait exercés par un certain nombre de salariés. La direction s’est finalement rendue à nos arguments. Elle ferme tous ses sites. Les salariés restent à domicile avec dispense de travailler jusqu'à ce qu'ils puissent disposer du matériel de télétravail avec maintien de la rémunération.
 

Depuis plusieurs semaines, la CGT alerte l’employeur sur l’absence d’anticipation et de prévention de cette crise. Depuis l’accélération de la propagation du virus, la CGT ne cesse d’enjoindre la direction de la  Macif de se montrer à la hauteur de l’enjeu. Via ses militants, elle répond aux nombreuses sollicitations des salariés, notamment via les réseaux sociaux.
 

Éléments à l’appui, elle a démontré les dysfonctionnements et proposé des solutions pour contribuer à l’effort national pour endiguer la propagation du virus et protéger la santé des salariés du groupe Macif, tout en assurant le traitement des situations impératives pour nos sociétaires.


Ces propositions et interventions ont été faites dès vendredi dernier, lors d’une conférence téléphonique avec la DRH de la Macif SAM relayées par une publication sur Facebook puis à travers un courrier pour l’ensemble du groupe transmis le 16 mars en début d’après-midi.
 

Dans ce courrier, nous exigions que soient dispensés d’activité à effet immédiat (c'est-à-dire sans attendre l’intervention du gouvernement) :

  • l’ensemble des salariés des zones à risque,
  • tous les salariés fragilisés ou en lien à leur domicile avec quelqu'un de fragile si le télétravail n’est pas possible,
  • et, d’une manière générale, que tous les salariés se déplaçant en transport en commun pour lesquels aucun travail à distance n’est envisagé.
     

Enfin, parce que la direction n’a pas fait la preuve de sa capacité à prévenir, anticiper et organiser l’activité dans ce contexte, nous proposions que le traitement des activités ne pouvant être reportées et présentant un caractère d’urgence pour nos sociétaires soit organisé par le télétravail en priorité et, si nécessaire, sur les sites sur la base du volontariat.
 

Cette poursuite d’activité sur site devant se faire dans des conditions très restrictives à moins de cinq par site ou plateau, permettant ainsi de renforcer les préconisations sanitaires et sur des activités limitées aux traitements d’urgence, donc identifiées et énumérées par les différentes directions. Cette dernière disposition valant autant pour les salariés sur site que pour les salariés en télétravail qui exprimaient et expriment encore leur désarroi et leurs inquiétudes sur ce que l’on attend d’eux.

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