Participatif
ACCÈS PUBLIC
06 / 02 / 2026 | 11 vues
Claire Guelmani / Membre
Articles : 21
Inscrit(e) le 23 / 02 / 2022

France travail 2026: L'année de tous les combats

Avec en ligne de mire la présidentielle de 2027, coïncidant avec le terme programmé du mandat de l’actuel directeur général de France Travail, Thibaut Guilluy, 2026 s’annonce comme une année revendicative charnière à France Travail..

 

Au sortir d’une année 2025 où la direction s’est montrée incapable de nous proposer mieux qu’une nouvelle NAO à zéro euro, allant même jusqu’à utiliser les jours de grève non payés pour gonfler sa « prime de partage de la valeur » au profit de salariés non-grévistes (merci patron !), nous allons entrer dans une phase de renégociation de notre accord classification.

 

Loi Plein emploi : un climat social sous tension permanente

 

Dans le même temps, nous devons faire face aux conséquences de plus en plus négatives de la déclinaison opérationnelle de la loi Plein emploi, dont nous continuons d’exiger l’abrogation immédiate. En effet, la hausse des inscriptions obligatoires des allocataires du RSA, combinée à des règles d’indemnisation toujours plus drastiques, contribue à une dégradation continue du climat social sur les sites.

 

Actes de violence physiques ou verbaux et incivilités sont en constante augmentation.

 

La mobilisation ne faiblit pas Sans relâche, nos camarades élus et mandatés rappellent la direction à ses obligations légales en matière de sécurité, et pour la protection des 55 000 salariés placés sous sa responsabilité. Cette mobilisation s’inscrit dans une logique revendicative permanente. Elle s’est notamment traduite, en métropole comme dans les Départements et Régions d’Outre-mer (DROM), par des mouvements de grève locaux largement suivis.

 

Pouvoir d’achat, métiers, missions : même combat

 

Pour la défense de nos conditions de travail, pour de meilleurs droits en faveur de tous les salariés privés d’emploi, mais aussi pour l’amélioration de notre pouvoir d’achat et la défense de nos métiers menacés tant par un recours de la direction à une externalisation croissante de nos missions que par un budget d’Etat revu à la baisse, nous nous inscrivons pleinement dans la logique de notre fédération en faisant nôtre son slogan explicite : « A France Travail aussi, on ne lâche rien ! ».

 

Redonner toute sa place à l’action syndicale

 

C’est par la voie de la syndicalisation, par une mobilisation sans faille de nos camarades qui se battent chaque jour pour instaurer un véritable rapport de force avec une direction prête aux pires manigances pour satisfaire aux visées « marcroniennes » d’un « Etat en mode start-up » que nous pourrons obtenir la satisfaction de nos revendications.

Face à un directeur général disposé à brader nos acquis sociaux pour complaire aux tutelles, voire à certains partis politiques populistes tirant à boulet rouge sur notre institution, la ligne est claire.

D’autant plus lorsque celui-ci s’allie à un opérateur privé comme LinkedIn, ouvrant la voie à une privatisation implicite de nos services.

 

2026 : construire le rapport de force gagnant

 

Pour Katia Obiang, Déléguée syndicale centrale France Travail et  Xavier Urbain, Délégué syndical central France Travail:  Il est temps de redonner ses lettres de noblesse à l’action syndicale. Et de tourner le dos à toute forme de compromis avec un patron promoteur du moins-disant social à France Travail.

Grâce à des équipes dynamiques et investies tant sur le plan local que national, boostées par un Congrès Fédéral à Bourg-en-Bresse réussi en tous points, 2026 se doit d’être l’année tremplin qui nous permettra collectivement de devenir la première force syndicale de France Travail à l’horizon de nos élections CSE prévues en novembre 2027

 

Pas encore de commentaires