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08 / 04 / 2021 | 104 vues
Christine Simon / Abonné
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Du guichet à la gondole : quels services pour demain à la Poste ?

La Poste affiche un objectif de diminution des charges de son réseau se traduisant par la transformation d’un nombre important de ses bureaux de poste en « postes relais » ou « la Poste agence communale ».

 

Elle présente toujours ces transformations comme un avantage pour ses usagers, en assurant que ces derniers retrouvent les services essentiels de la Poste sur des horaires élargis. Or elle fait tout pour diminuer l’amplitude d’ouverture de ses bureaux avant transformation. Nous avons donc fait un tour d’horizon auprès de différents partenaires « la Poste relais » en province et des services proposés…

 

D’abord, il faut reconnaître que la Poste ne se soucie guère du type de commerces qui veulent bien être partenaires. Nous retrouvons en vrac : Franprix, Intermarché, Carrefour, Monoprix, Vival Casino, MyAuchan, buralistes, pressings, fleuristes, papeteries et commerces en tout genre. Concernant les services proposés, il n’y a aucune comparaison.
 

La « Poste relais » consiste bien souvent à l’habillage d’une caisse aux couleurs de l’entreprise la Poste, avec, dans le meilleur des cas, une gondole sur laquelle quelques colis prépayés et des enveloppes pré-affranchies sont disposés entre bouteilles d'alcool, lames de rasoir et journaux. Les clients peuvent donc affranchir du courrier et déposer des colis au milieu des clients venus faire leurs courses, effectuant la même queue à la caisse.

 

Pas d’opérations financières ou alors très rarement et limitées. Bien souvent, les bureaux fermés disposaient de distributeurs automatiques de billets ; à présent, eux aussi sont définitivement fermés. Où sont les clients bancaires de ces bureaux ? Restent-ils à la Banque Postale ? Rien n’est moins sûr.

 

Il n’y a donc aucune comparaison possible. Les services proposés par ces points de contact ne remplacent absolument pas ceux d’un « vrai » bureau de poste. Simplement, la Poste fait du « un pour un », afin de respecter l’obligation d’avoir les 17 000 points de contact prévus dans le contrat de présence postale et poursuit ainsi uniquement un objectif de baisse des coûts de son réseau physique de bureaux. Les attentes et besoins des clients sont-ils réellement pris en compte ? Seule certitude : les fermetures effectives de bureaux de Poste se poursuivent, mettant le service public postal à mal.

Notre organisation syndicale exige que la Poste préserve un service public digne de ce nom, qu’elle affirme comme essentiel à la Nation dans d’autres circonstances.

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