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05 / 02 / 2020 | 392 vues
Eugénie Arnaud / Abonné
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Coronavirus : la téléconsultation médicale comme allié pour gérer une crise sanitaire globale

Le coronavirus inquiète et met les services de santé à rude épreuve mais la technologie peut se révéler être un précieux allié dans la gestion de crise.
 

Depuis plusieurs semaines déjà, la crise du coronavirus nCov 2019 et l’inquiétude l’accompagnant mettent les infrastructures hospitalières à travers le monde sous pression. Les mises en place de quarantaines visant à contenir la propagation du virus risquent de se heurter aux réalités de terrain. Saturation des urgences, prises de rendez-vous auprès des médecins et importante vague d’appels aux urgences dans le cadre d’un virus extrêmement contagieux pourraient être soulagés par des outils simples que nous avons la chance d’avoir à notre disposition : les outils de télé-médecine.
 

Face à l’urgence « de santé publique de portée internationale » (selon l’Organisation mondiale de la santé), la Ministre de la Santé Agnès Buzyn a indiqué la semaine dernière qu'« au moindre signe respiratoire ou si l’on a de la fièvre, il ne faut pas aller aux urgences, il faut appeler le centre 15 qui vient chercher le patient  ».
 

La volonté de limiter les déplacements des gens potentiellement infectés ainsi que l’accompagnement des angoisses légitimes de la population risquent de très vite saturer les capacités de réponse des services de soins. De plus, en pleine période de grippe hivernale, le coronavirus s’ajoute aux maux auxquels les services d'urgence comme le SAMU doivent déjà répondre. « Nous avons constaté une hausse de 25 à 30 % d’appels au 15 en Île-de-France ces derniers jours », expliquait d’ailleurs Agnès Ricard-Hibon, présidente de la Société Française de Médecine d’Urgence (SFMU).
 

La télé-médecine peut renforcer des solutions déjà mises à la disposition de la population, en permettant de faire un tri en amont entre les cas suspects et les autres, tout en limitant le déplacement de la population, donc le risque de prolifération du virus.
 

La consultation en vidéo avec un médecin peut ainsi limiter les risques de saturation en prenant les patients en charge dès les premiers symptômes, tout en répondant aux inquiétudes de certains citoyens avec expertise. Elle est également une mise en quarantaine spontanée et non imposée, permettant aux patients de rester chez eux naturellement, ce qui limiterait encore considérablement les risques de contamination notamment dans les cabinets médicaux ou les centres hospitaliers dans lesquels ils auraient été tentés de se rendre.
 

Considérant le risque pandémique, un régime d’exception limité dans le temps devrait être envisagé pour permettre à tous les  citoyens d’obtenir un remboursement direct pour toute consultation vidéo avec un médecin, afin de favoriser cette solution au détriment d’un déplacement physique qui sature les lieux de santé.
 

Il faut éradiquer le virus lui-même, de même que l’inquiétude de la population qui, malheureusement, accompagne couramment ces actualités exceptionnelles. Les services de santé français, connus pour leur extrême professionnalisme, doivent pouvoir réaliser leur mission qui prouve une fois de plus son importance, dans des conditions sereines.
 

  • Par Jérôme Bouaziz et Olivier Ménir.
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