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04 / 03 / 2024 | 168 vues
Nora Ansell-Salles / Membre
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La Mgéfi entend répondre aux défis de la réforme de la Protection Sociale des Fonctionnaires sur les trois versants de la Fonction Publique

À l'issue de la 1ère année de l'intégration de la MGÉFI-Mutuelle Générale de l’Économie des Finances et de l'Industrie au Groupe Matmut, Bruno Caron, Président de la MGEFI  s'est livré pour  "Mine d'Infos" à l'exercice d'un bilan/ perspectives...

 

Quel bilan tirez-vous, un an après l’intégration de la Mgéfi au Groupe Matmut ?

 

La première année de notre intégration dans le Groupe Matmut vient de s’achever. Le bilan que nous pouvons porter est totalement positif. La Mgéfi a été très bien accueillie et nous avons rapidement trouvé notre place au sein de la SGAM. Nos spécificités de mutuelle de la Fonction Publique et notre besoin d’évolution organisationnelle et opérationnelle ont bien été pris en considération.

 

C’est ainsi que, dans un temps contraint, nous avons mis en place une organisation permettant de répondre technologiquement et structurellement aux défis de la Protection Sociale des Fonctionnaires et à l’affirmation d’un développement possible et raisonnable sur les trois versants de la Fonction Publique. La Mgéfi est donc bien la mutuelle santé du pôle Fonction Publique de la Matmut.

 

 

👉 La santé n'a pas prix, mais elle a un coût... qui pèse  de plus en plus lourd dans le budgets des plus fragiles...

Quelles vont-être les répercussions  des nouvelles mesures gouvernementales pour les adhérents de votre mutuelle ?

 

La nécessité de posséder une couverture santé de bon niveau est absolue au regard de notre système de santé. « Notre système de santé est à bout de souffle » déclarait le ministre de la Santé le 4 juillet 2022, le Premier ministre actuel déclare vouloir « réarmer notre système de santé » en actant l’insuffisance du temps médical et bien d’autres déficiences communément actées aujourd’hui.

 

Il déclare vouloir booster l’hôpital en débloquant les moyens du Ségur de la santé, en revoyant l’organisation médicale et en développant la prévention, notamment pour la santé mentale des jeunes en en faisant une grande cause du gouvernement. En parallèle de ces exemples, non exhaustifs, la nécessité de tenir les trajectoires de réduction des déficits des comptes sociaux est vitale alors qu’il est patent que les dépenses s’accroitront, à l’instar de l’augmentation actée du coût des consultations pour la médecine de ville.

 

La réponse à l’ensemble de ces enjeux est complexe et certainement multidimensionnelle. Elle ne peut se résoudre à une seule politique tarifaire et inflationniste, aboutissant à partager les coûts en transférant des dépenses en dentaire de l’assurance maladie vers les mutuelles ou en augmentant les franchises médicales acquittées par les assurés sociaux. Selon la DREES, le financement des soins médicaux est réparti entre la sécurité sociale (79,6%), l’État (0,6%), les organismes complémentaires (12,6%) et le reste à charge des ménages (7,2%). C’est ainsi que les mutuelles ont augmenté en moyenne d’un peu plus de 8% leurs cotisations appelées, la Mgéfi a limité sa hausse à 5%, alors que dans le même temps les économistes de la santé prévoient un retour aux déficits importants pour l’assurance maladie.

 

Nous ne pouvons admettre de nous inscrire dans une spirale infernale d’augmentation des dépenses de santé avec, pour corolaire, une augmentation continue des cotisations, alors que beaucoup d’économistes en santé attestent qu’il ne faut pas plus d’argent dans le système, il faut mieux utiliser les financements. La Mgéfi entend s’inscrire pleinement dans les perspectives d’évolution des pratiques de soins par des prises en charges adaptées aux besoins de ses adhérents et à l’économie générale du système. En ce sens la PSC nous contraint à dynamiser nos organisations en nous projetant dans une dimension de couverture santé optimisée et accessible à tous. Ce défi mutualiste est le nôtre, pour notre bien-être à tous. La santé doit rester accessible à tous.

 

👉 Avez-vous bon espoir de rester la seule mutuelle référencée suite à la PSC ?

 

Vous parlez très certainement des référencements effectués depuis 2009, à la suite desquels la Mgéfi est la seule mutuelle, ainsi que la MAEE, à avoir été retenue seule par son ministère pour couvrir l’ensemble des fonctionnaires de son périmètre. Le prochain appel d’offre en santé et prévoyance de notre ministère se fera dans le cadre juridique de la commande publique et sera ouvert à l’ensemble des organismes complémentaires en santé et en prévoyance.

Comme pour les deux appels d’offres gagnés précédemment sur son ministère, la Mgéfi répondra au prochain dans les mêmes dispositions d’esprit que précédemment. Notre connaissance fine du ministère, de ses agents et des familles permet à notre mutuelle de bien sérier les attentes et besoins de ce marché pour apporter une réponse adaptée.

 

Cela étant, nous allons basculer d’une pratique de couverture facultative à celle d’une couverture obligatoire pour les agents en activité avec une participation de l’employeur. Les méthodes de gestion seront diversifiées entre le contrat obligatoire pour les actifs, et facultatif et individuel pour les retraités et les familles. Les appels d’offres se feront sur les mêmes niveaux de couverture décidés par l’employeur en concertation avec les organisations syndicales. La concurrence se fera donc sur les mêmes bases de produits.

 

Pour faire court, le prochain appel d’offres de notre ministère et des autres, pour ceux qui avaient la pratique du référencement, sera totalement différent des précédents. Comme je le répondais à votre première question, la Mgéfi dans et avec la SGAM Matmut a travaillé à s’équiper et se dimensionner pour répondre utilement aux appels d’offres qu’elle choisira, et tout particulièrement à celui du MEFSIN. Nous envisageons cela avec rigueur, technicité et sens avéré de la qualité de service.

 

 

Comme nous l’avons toujours fait, c’est avec beaucoup de sérieux que nous envisageons de candidater en étant persuadé que les clés de la réussite aux futurs appels d’offres, et à nouveau pour celui du MEFSIN, ne peuvent résulter que d’un travail en profondeur consistant à produire les meilleures offres environnées répondant aux attentes des employeurs et des agents ainsi que de leurs proches. La meilleure des concurrences est celle que nous nous infligeons à nous-mêmes, pour un gage de réussite…  

La MGÉFI en Chiffres :

 

🔹️316 132 personnes protégées 

🔹️1 212 militants

🔹️200 collaborateurs 

🔹️Taux de satisfaction  adhérents : 90%

🔹️Frais de gestion (santé individuelle) : 14,4%

🔹️Taux de redistribution  : 85,6%

 

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La réforme de la Protection sociale complémentaire avance concrètement pour la Fonction publique d’État, plusieurs ministères ont déjà publié leurs appels d’offres en santé.

 

En revanche, les négociations sur le volet prévoyance sont toujours en cours. Il conviendrait de trouver des accords dans les meilleurs délais sur ce sujet, pour éviter la vacuité de cette couverture lors de la mise en place des offres en santé. Actuellement, pour la Mgéfi, les deux couvertures santé et prévoyance sont couplées.

 

La bascule isolée sur la première des deux pourrait entraîner l’arrêt de la seconde. En ce moment, notre ministère est en discussion avec les organisations syndicales et négocie les deux types de protection pour aboutir à une concomitance de mise en œuvre, dans le but d’éviter toute rupture de couverture pour les adhérents de la Mgéfi.

 

La nécessité de posséder une couverture santé de bon niveau est absolue au regard de notre système de santé. Ce dernier « est à bout de souffle », déclarait le ministre de la Santé le 4 juillet 2022. Le Premier ministre déclare vouloir « réarmer notre système de santé » en notant l’insuffisance du temps médical et bien d’autres déficiences communément actées aujourd’hui.

 

Il déclare vouloir booster les moyens de l’hôpital en débloquant ceux du Ségur de la santé ; revoir l’organisation médicale ; et développer la prévention en faisant de la santé mentale des jeunes une grande cause du gouvernement.

 

En parallèle, tenir les trajectoires de réduction des déficits des comptes sociaux est vital alors qu’il est patent que les dépenses s’accroîtront, à l’instar de l’augmentation actée du coût des consultations pour la médecine de ville.

La réponse à ces enjeux est complexe et certainement multidimensionnelle.

Elle ne peut se résoudre à une seule politique tarifaire et inflationniste, aboutissant à partager les coûts, l’augmentation des franchises médicales est significative à ce sujet.

 

Selon la DREES, le financement des soins médicaux est réparti entre la Sécurité sociale (79,6%), l’État (0,6%), les organismes complémentaires (12,6%) et le reste à charge des ménages (7,2%).

C’est ainsi que les mutuelles ont augmenté de 8% leurs cotisations appelées ; la Mgéfi a limité sa hausse à 5% pour ses trois offres référencées.

 

Dans le même temps, les économistes de la santé prévoient un retour aux déficits importants pour l’Assurance Maladie.

La réforme de notre système de santé n’est pas une option, elle relève de la nécessité absolue. La Mgéfi, avec le mouvement mutualiste, s’inscrit pleinement dans cette perspective réformatrice en participant à l’évolution des pratiques de soins par des prises en charge adaptées aux besoins de ses adhérents et à l’économie générale du système.

En ce sens, la PSC nous contraint à dynamiser nos organisations en nous projetant dans une dimension de couverture santé optimisée et accessible à tous. Ce défi mutualiste est le nôtre, pour le bien-être de tous.