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21 / 03 / 2013 | 2 vues
Victor Waknine / Membre
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La qualité du travail, un préalable à la croyance croissance = emploi

Dans une récente interview publiée sur le Miroir Social, Alain Alphon-Layre, responsable de la santé au travail à la CGT, déclare qu'« Une partie des employeurs considère que les coûts du mauvais travail sont encore supportables ».

La CGT pointe du doigt une finalité réelle. En effet que l'on soit à la CAF, Pôle Emploi, Emmaus, FT, CAP, Renault ou membre bénévole de l'association du coin, les priorités de toute organisation de travail sont:

  • pouvoir faire un travail de qualité,
  • être performant ou tout au moins efficace.

La QVT (qualité de vie au travail) se construira sur la qualité du travail et pas avant. Que l'on soit dirigeant, IRP ou salarié nul ne peut contester ces fondamentaux.

La non-qualité du travail coûte 13,5K€ par an et par salarié, comme le montre l'étude sectorielle de l'IBET sur les statistiques 2011, soit 250 milliards d'euros pour la collectivité du secteur marchand uniquement.

Les misérables 20 milliards d'euros raclés dans les fonds de tiroir pour financer l'aubaine nouvelle du CICE sont ridicules.

Comme disait Coluche, occupons-nous d'abord de nos pauvres. En l'espèce, « améliorer sa performance, c'est d'abord ne pas la dégrader ».

Gagner 20 % sur la non-qualité du travail (organisation+contenu) est bien facile à réaliser hors coût du travail, que 1 % de marge ou de CA supplémentaire.

Sans que cela ne coûte au contribuable. Oui mais voilà, quand le diagnostic est faux, le contre-sens pointe son nez avec tous les dégâts collatéraux.

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