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05 / 05 / 2026 | 16 vues
Christian Grolier / Abonné
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Une réponse du Ministre de la Fonction Publique qui en dit long sur le mépris du Gouvernement à l’égard des fonctionnaires

Qu'on en juge!....

 

La réponse que les fédérations de fonctionnaires viennent de recevoir du ministre Amiel au courrier intersyndical :

 

  • il confirme la décision du Gouvernement de refuser toute augmentation aux fonctionnaires ;
  • il passe sous silence la demande d’audience formulée par l’ensemble des fédérations de fonctionnaires ;
  • il utilise l’argument fallacieux des primes pour justifier que les traitements de 862000 agents publics soient inférieurs au SMIC.

 

Cette réponse est une véritable provocation qui en dit long sur le mépris du Gouvernement à l’égard des fonctionnaires

 

NDLR: Dans ce contexte, on se demande bien quel sera l'intérêt d'une  réunion de "dialogue salarial" que le Ministre annonce pour début Juillet !!

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Telle est d'une certaine manière une nouvelle réponse du Ministre début juin à la demande d'audience de l'ensemble des fédérations syndicales de fonctionnaires... qui indique que:

- " les contraintes de l'emploi du Premier Ministre ne lui permettent pas de répondre favorablement à la demande d'entretien

 

 

 

Monsieur le Premier ministre,

Par courrier du 18 mai 2026, nos huit organisations syndicales représentatives des agent-es publics de la Fonction publique vous ont demandé une audience sur leur situation salariale. Le courrier transmis par votre directeur de cabinet, faisant valoir les contraintes de votre agenda, ne peut tenir lieu de réponse à la crise salariale majeure qui frappe les 6 millions d'agent-es publics.

 

Nous représentons plus d'un salarié sur cinq dans ce pays. Les agent-es publics assurent chaque jour des missions stratégiques, essentielles à la cohésion sociale, à l'égalité d'accès aux droits, à la cohésion territoriale. Vous avez su recevoir en janvier les syndicats agricoles dans un moment de crise. Le refus de recevoir les organisations représentatives de la fonction publique serait un très mauvais signal adressé aux agents publics et à l'ensemble du pays.

 

Nous vous le redisons avec gravité : il y a urgence salariale dans la Fonction publique. Cette urgence ne peut être traitée uniquement par l'indemnité différentielle et par une revalorisation temporaire des frais kilométriques. Ce ne sont pas des réponses salariales. Le courrier du ministre de l'Action et des comptes publics qui qualifie d'« obsolète » le système de rémunération fondé sur le point d'indice n'est pas acceptable.

 

Les chiffres du gouvernement suffisent à caractériser la gravité de la situation : 862 000 agent-es publics perçoivent désormais une indemnité différentielle pour être, conformément à la loi, au niveau du SMIC. Cette situation confirme l'ampleur du tassement des grilles, la dévalorisation des qualifications et l'affaiblissement du principe de carrière. La crise d'attractivité constatée dans l'ensemble des versants en est une des conséquences.

 

Il y a nécessité à ce que soit travaillée, sans attendre, une mesure budgétée de revalorisation immédiate et significatives de la valeur du point d'indice.

 

Nous vous rappelons notre attachement à l'unicité de la Fonction publique et notre attachement à l'unicité de la valeur du point d'indice.

 

Nous revendiquons son indexation sur l'inflation.

 

Des négociations sur les salaires, les carrières, la refonte des grilles et l'égalité entre les femmes et les hommes doivent s'ouvrir. Mais elles ne sauraient servir de prétexte à différer une mesure salariale générale et immédiate.

 

Nos organisations réaffirment par conséquent leurs revendications qui doivent être entendues :

  • Des mesures salariales générales et notamment une revalorisation significative de la valeur du point d'indice ;
  • Le rétablissement du versement de la garantie individuelle de pouvoir d'achat ;
  • Le maintien à 100% des rémunérations versées aux agent.es qui sont en congé maladie ordinaire et l'abrogation du jour de carence ;
  • Des mesures de revalorisation et la refonte des grilles indiciaires permettant, dans chaque catégorie, une véritable progression de carrière et la sortie des débuts de carrière du niveau du Smic de même que la revalorisation des métiers à prédominance féminine ;
  • L'égalité salariale et professionnelle entre les femmes et les hommes ;
Des garanties sur la mise en œuvre effective de la directive européenne sur la transparence salariale, accompagnée de moyens pour des politiques d'égalité ;

 

Nous vous demandons donc, à nouveau, de recevoir, dans les plus brefs délais, les secrétaires généraux des huit organisations syndicales représentatives des agents publics.(*)

 

 

(*) CGT Fonction publique, UIAFP-FO; UFFA-CFDT, UNSA Fonction publique, FSU, Fédération des Services publics CFE-CGC, Solidaires Fonction publique, FA-FP