Réforme de la PSC dans la fonction Publique Hospitalière : toujours et encore le même mépris gouvernemental
Depuis de nombreuses années, les agents hospitaliers sont considérés comme la cinquième roue du carrosse, tant sur la parution des textes que dans leur application. Côté hospitalier, le constat est sans appel : c’est le mépris le plus total pour les agents.
Alors même que notre fédération relance les cabinets et les ministres presque chaque semaine sans réponse concrète, la ministre de la Santé, Stéphanie Rist, encense avec plein d’empathie les personnels hospitaliers pour leur engagement quotidien.
Comment faire confiance à un gouvernement qui ne met pas en cohérence sa communication avec ses actes ?
Ces retards sont devenus bien trop récurrents et donc fautifs en pénalisant les agents hospitaliers.
Il en est ainsi, entre autres, pour le dossier majeur de la PSC.
Alors que nous sommes arrivés à la 10ème séance de négociations, soit près de trois mois de discussions, toujours aucun arbitrage ministériel sur les moyens financiers qui seront budgétés pour le dispositif.
Autrement dit, nous travaillons à l’aveugle sur un dossier complexe, sans aucune garantie que les options que nous choisirons soient retenues, et sans savoir si les moyens financiers couvriront le dispositif
La semaine dernière, les organisations syndicales, à l’exception de la CFDT, ont suspendu leur participation au groupe de travail pour exprimer leur mécontentement. La cause ? Alors que nous exigions enfin des réponses sur les arbitrages financiers avant de poursuivre les négociations, un membre du cabinet de la ministre de la Santé, contraint de venir s’expliquer sur les retards et les manques d’arbitrage pour avancer dans la négociation, a osé indiquer que le positionnement du gouvernement interviendra... au mieux vers la mi- avril !
Cette nouvelle procrastination du gouvernement met clairement en péril ces négociations, et notamment l’objectif d’une mise en œuvre de la complémentaire santé au 1er janvier 2027, comme le prévoit pourtant la loi.
L’intersyndicale se réunira rapidement pour échanger sur ce dossier et prendra les décisions qui s'imposent. Nous ne lâcherons pas la proie pour l’ombre.!!
La gratuité des soins inscrite dans notre statut, étendue aux agents contractuels et accessible à l’ensemble du territoire, complétée par une mutuelle prenant en charge les autres soins et dispositifs médicaux, doit se traduire par un dispositif de PSC de très haut niveau.
Hors de question d’accepter un dispositif « low-cost » ou qui, une fois appliqué, piégerait les agents dans des augmentations de cotisations excessives, comme cela a déjà été constaté dans certains ministères. notre fédération continuera de porter ses exigences avec détermination.
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