Participatif
ACCÈS PUBLIC
27 / 06 / 2022 | 118 vues
Dominique Manissier / Membre
Articles : 4
Inscrit(e) le 21 / 06 / 2021

Les caisses de MSA doivent en même temps réduire leurs effectifs et assurer un service de proximité exemplaire

Début avril, les ministères de tutelle ont fini par trouver le temps de signer notre Convention d’Objectifs et de Gestion 2021/2025. Cette COG, une fois encore, continue de diminuer les coûts de fonctionnement, avec pour variable d’ajustement, le personnel.

 

Lorsque nos dirigeants sont interpellés sur le devenir du monde agricole à la suite de la baisse des moyens humains, ils ne sont absolument pas inquiets (cf. question écrite au Sénat en juillet 2021). En effet, la qualité de service rendu à l’assuré n’est pas une difficulté pour eux, et passe avant tout par un service de proximité.

 

Pour ces têtes pensantes, ce service est assuré par les 14 000 délégués bénévoles et les dispositifs d’accueil mis en place depuis 2020 et dernièrement appelés Maisons de services au public (MSAP).

 

L’idée initiale de l’État était la suivante : « Permettre à chaque citoyen quel que soit l’endroit où il vit, en ville ou à la campagne, d’accéder aux services publics et d’être accueilli dans un lieu unique, par des personnes formées et disponibles, pour effectuer ses démarches du quotidien ».

 

Ces Maisons de services au public ne peuvent pas remplacer le service rendu et attendu par l’adhérent agricole.

 

En effet, ces MSAP instituées par l’État pour « couvrir » les territoires ruraux sont des bureaux fourretout, sans personnel formé à l’ensemble des services prévus. La Mutualité Sociale Agricole est partenaire de ce programme et opérateur depuis 2020. Mais les moyens ne sont pas en phase avec les besoins.

 

Pleinement engagés dans ce dispositif, les salariés MSA sont amenés à alimenter les Maisons de services au public. Or avec la nouvelle convention, les caisses de MSA doivent non seulement réduire leurs effectifs (- 750 emplois Equivalent Temps Plein) mais également assurer un service de proximité exemplaire.

 

Alors comment faire lorsque, sous couvert, de la crise sanitaire les accueils physiques réservés aux ressortissants agricoles sont fermés pour ne privilégier que les rendez-vous ? Certes, l’assuré agricole ne pourra plus bénéficier de l’accueil ouvert au public mais, en contrepartie, - est-ce un effet d’aubaine ? - les caisses de MSA « peuvent » libérer des agents d’accueil pour assurer le service dans les MSAP.

 

Une fois encore, les salariés sont pris en otage et se retrouvent à exercer une activité complémentaire sans reconnaissance financière!

Pas encore de commentaires