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30 / 09 / 2020 | 57 vues
Vincent Hernandez / Membre
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CAMIEG : la crise sanitaire sert d'alibi à un vol manifeste...

Le couperet vient de tomber : sous couvert de solidarité nationale, les assurés de la CAMIEG se voient de nouveau spoliés de 175 millions d’euros d’excédents de leur caisse de régime spécial de la Sécurité sociale, fruit de leurs cotisations !

 

Déjà en 2014, 175 millions d’euros avaient été prélevés de la section des actifs. Cette fois-ci, les pouvoirs publics vont prélever la section des actifs à hauteur de 40 millions d’euros et 135 millions d’euros à la section des retraités.

 

Notre organisation syndicale condamne cette décision qui ne peut se justifier par la solidarité inter-régimes pour faire face à la crise du covid-19. Après avoir remercié les agents des industries électrique et gazières pour leur mobilisation durant le confinement, cette annonce est inacceptable et indigne.

 

Dès le début des négociations, notre fédération s’est opposée à tout prélèvement et nous mettrons tout en œuvre pour expliquer, argumenter et combattre ce vol manifeste qui doit être proposé dans le projet de loi de la Sécurité sociale de 2021.

 

Compte tenu de cette spoliation, nous ne pouvons être satisfaits des 25 % de baisse de cotisation annoncée sur 2021 et 2022 pour les cotisations globales des actifs, ni des 5 % à compter de 2023.

 

Les retraités ne se satisferont pas d’une baisse de 15 % de leurs cotisations pour 2021 et 2022, ni des 5 % à compter de 2023 quand, dans le même temps, on prélève près de 50 % de leurs réserves (135 millions sur 280 millions) ! Notre fédération exige que les cotisations des retraités bénéficient d’une diminution égale à celle des actifs.
 

Elle s’est toujours opposée à ce que la cotisation de solidarité soit diminuée. Car, en dessous de 1,2 %, les projections financières nous alertaient d’un danger à moyen terme sur l’équilibre financier de la section des retraités. Avec 135 millions de ponction des réserves et le passage au taux de 1,15 % de celle-ci, le danger est réel et cela intéresse clairement certains acteurs dont l’objectif est de progressivement se séparer d’une partie de nos assurés.

 

La revalorisation des remboursements des soins optiques que nous avions soutenue lors des différents échanges pour un montant de 4,3 millions d’euros est minime au regard des ponctions annoncées.

 

Nous ne pouvons accepter du ministère des discours nous indiquant les cadeaux financiers faits aux assurés des industries électrique et gazière sur les prochaines années par la baisse des cotisations et l’augmentation des prestations de soins optiques. Qu’elles soient passées, présentes ou futures, les cotisations appartiennent aux cotisants !

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