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12 / 11 / 2015 | 9 vues
robin carcan / Modérateur Contenu
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Téléperformance veut interdire à ses salariés d'avoir « un portable sur soi »

Le projet de règlement intérieur du leader des centres d'appel ne plaisante pas... il est même attentatoire aux libertés individuelles, selon SUD. Fin septembre, l'inspection du travail a écrit à Téléperformance pour exiger la modification ou la suppression de plusieurs dispositions du « RI ». Parmi les articles visés par l'administration, celui prohibant tout effet personnel au poste de travail et « l'interdiction d'avoir son portable sur soi, même en mode vibreur ».

Caractère infantilisant

Également dans le viseur, un article interdisant à tout salarié de « quitter son poste de travail, sauf pour raison de service, sans autorisation préalable de sa hiérarchie etc. ». Pour celui-là, l'inspection sort le carton rouge : « cette interdiction constitue, par son caractère excessif et infantilisant, une restriction au droit des personnes et aux libertés individuelles ». On passera rapidement sur l'article qui impose aux salariés de ne disposer que d'une bouteille d'eau fermée sur leur poste de travail. Les gros buveurs risquent l'aller-retour régulier aux toilettes, c'est cela ?

Pas de coordination

Cette joute s'inscrit dans le cadre d'une consultation des CHSCT, trois d'entre eux sur treize ayant missionné un expert (Isast à Villeneuve-d’Ascq et Lyon, Secafi à Bordeaux) pour évaluer un projet touchant aux conditions de travail. La direction avait refusé un CHSCT de coordination et contesté ces trois désignations. Elle a été déboutée fin septembre par les TGI de Lille et Lyon, qui ont prolongé la consultation des instances jusqu'au 6 novembre. Mais entre-temps, les élections professionnelles ont eu lieu (le 5 novembre) et plus des deux tiers des titulaires au CE ont été renouvelés (10 sur 14). La nouvelle instance attend désormais soit l'abandon, soit la présentation d'un nouveau règlement intérieur.

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